
Carte d’identité
- Type
- Insecte hémiptère
- Organes
- Tiges et feuilles
- Outils
- Très bonne loupe ou petit microscope amateur
Reconnaître les cochenilles sur une plante
Dans la plupart des familles, les femelles n’ont pas d’ailes et leurs pattes comme leurs antennes peuvent être réduites. Certaines cochenilles fabriquent de fins filaments ou des écailles de cire qui donnent à leurs sécrétions un aspect cotonneux. Vous pouvez repérer certaines espèces très petites de cochenilles sur les jeunes feuilles en formation, où elles profitent d’une arrivée constante de sève et de tissus plus tendres, donc plus faciles à percer. Pour vérifier cette présence, laissez la feuille sur la plante quelques jours ou quelques semaines, selon sa vitesse de développement, et observez l’apparition d’une fine couche de cire généralement brun clair autour de l’encoche. En grattant délicatement, cette fine plaque se détache d’un seul morceau, sauf lorsque deux plaques sont très proches.
Les dégâts et les plantes concernées
Selon les espèces, les feuilles attaquées peuvent tomber, se recroqueviller, jaunir ou se nécroser. Sur une jeune feuille, la piqûre peut entraîner un développement insuffisant autour du point atteint et une légère déformation. De la fumagine se développe sur le miellat rejeté par les cochenilles ; elle peut réduire la photosynthèse des feuilles et altère l’aspect des plantes ornementales. Des cochenilles très nombreuses sur les feuilles ou les tiges peuvent provoquer de gros dégâts sur les arbres fruitiers, notamment les pommiers.
Comprendre leur vie et leur dispersion
Les cochenilles pondent presque toujours des œufs, mais certaines espèces mettent au monde des jeunes vivants ou pondent des œufs déjà embryonnés. Le nombre de générations au cours d’une année dépend de l’espèce et du climat. Certaines jeunes cochenilles sont emportées par le vent ou transportées par des fourmis qui cherchent à récolter leur miellat. Chez certaines espèces, les fourmis défendent les cochenilles en échange de leur miellat.
Limiter les pullulations au jardin
Favoriser la présence et la survie des coccinelles sauvages, des syrphes et de leurs larves, ainsi qu’une diversité d’insectes et d’oiseaux, contribue à éviter les pullulations. Le manque d’eau semble pouvoir favoriser les pullulations en diminuant les défenses de la plante parasitée. La raréfaction ou la disparition des prédateurs naturels, notamment en ville, semble être l’une des principales explications des pullulations.
Une histoire liée aux échanges et aux teintures
Les introductions humaines et les échanges mondiaux de plantes ont profondément modifié la répartition de certaines cochenilles. Certaines cochenilles ont servi à produire des colorants rouges pour les aliments et la teinture des tissus.