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Cochenille : la reconnaître et limiter les pullulations

La cochenille prélève la sève des tiges et des feuilles grâce à son rostre piqueur. Cet insecte hémiptère peut affaiblir les plantes hôtes, mais les tue rarement.

Maladie ou ravageur des plantesAussi : Poux des plantesMis à jour le 10 octobre 2026
Cochenille, figurine en faïence de FermeVallée

Carte d’identité

Type
Insecte hémiptère
Organes
Tiges et feuilles
Outils
Très bonne loupe ou petit microscope amateur

Reconnaître les cochenilles sur une plante

Dans la plupart des familles, les femelles n’ont pas d’ailes et leurs pattes comme leurs antennes peuvent être réduites. Certaines cochenilles fabriquent de fins filaments ou des écailles de cire qui donnent à leurs sécrétions un aspect cotonneux. Vous pouvez repérer certaines espèces très petites de cochenilles sur les jeunes feuilles en formation, où elles profitent d’une arrivée constante de sève et de tissus plus tendres, donc plus faciles à percer. Pour vérifier cette présence, laissez la feuille sur la plante quelques jours ou quelques semaines, selon sa vitesse de développement, et observez l’apparition d’une fine couche de cire généralement brun clair autour de l’encoche. En grattant délicatement, cette fine plaque se détache d’un seul morceau, sauf lorsque deux plaques sont très proches.

Les dégâts et les plantes concernées

Selon les espèces, les feuilles attaquées peuvent tomber, se recroqueviller, jaunir ou se nécroser. Sur une jeune feuille, la piqûre peut entraîner un développement insuffisant autour du point atteint et une légère déformation. De la fumagine se développe sur le miellat rejeté par les cochenilles ; elle peut réduire la photosynthèse des feuilles et altère l’aspect des plantes ornementales. Des cochenilles très nombreuses sur les feuilles ou les tiges peuvent provoquer de gros dégâts sur les arbres fruitiers, notamment les pommiers.

Comprendre leur vie et leur dispersion

Les cochenilles pondent presque toujours des œufs, mais certaines espèces mettent au monde des jeunes vivants ou pondent des œufs déjà embryonnés. Le nombre de générations au cours d’une année dépend de l’espèce et du climat. Certaines jeunes cochenilles sont emportées par le vent ou transportées par des fourmis qui cherchent à récolter leur miellat. Chez certaines espèces, les fourmis défendent les cochenilles en échange de leur miellat.

Limiter les pullulations au jardin

Favoriser la présence et la survie des coccinelles sauvages, des syrphes et de leurs larves, ainsi qu’une diversité d’insectes et d’oiseaux, contribue à éviter les pullulations. Le manque d’eau semble pouvoir favoriser les pullulations en diminuant les défenses de la plante parasitée. La raréfaction ou la disparition des prédateurs naturels, notamment en ville, semble être l’une des principales explications des pullulations.

Une histoire liée aux échanges et aux teintures

Les introductions humaines et les échanges mondiaux de plantes ont profondément modifié la répartition de certaines cochenilles. Certaines cochenilles ont servi à produire des colorants rouges pour les aliments et la teinture des tissus.

Quiz : Cochenille

3 questions. Choisissez une réponse pour lire la correction et sa source.

  1. 1.Que prélèvent les cochenilles avec leur rostre piqueur ?
  2. 2.Pourquoi certaines fourmis protègent-elles les cochenilles ?
  3. 3.De quoi dépend le nombre de générations de cochenilles par an ?

Sources

Chaque fait de cette page reprend une phrase de ces pages, ouvertes et lues à la date indiquée, puis relue une seconde fois.

  • Coccoidea, Wikipédia, révision 233405286. Consulté le 10 octobre 2026.
  • Scale insect, Wikipédia en anglais, révision 1377859554. Consulté le 10 octobre 2026.