
Carte d’identité
- Type
- Insecte orthoptère
- Agent
- Gryllotalpa gryllotalpa
- Origine
- Europe de l’Ouest
- Taille
- 5 cm en moyenne à l’âge adulte
Reconnaître la courtilière
Son corps trapu porte un duvet, avec un dessus brun et un dessous plus clair, teinté de roux. Sur la tête, vous pouvez distinguer deux longues antennes en forme de fils, deux yeux noirs et de puissantes pièces buccales broyeuses. Ses pattes avant sont robustes et adaptées pour fouir la terre. Ses ailes transparentes dépassent l’abdomen au repos et lui permettent de voler. Deux appendices effilés, appelés cerques, terminent son abdomen composé de dix segments.
Une vie dans les galeries
Les adultes comme les jeunes vivent sous terre toute l’année, dans des réseaux de tunnels qui peuvent dépasser un mètre de profondeur en hiver. La femelle dépose 200 à 300 œufs dans une galerie située à 20 à 40 cm de profondeur. Les jeunes ressemblent aux adultes, sans leurs ailes, et effectuent deux mues avant l’hibernation. La courtilière creuse l’entrée de son terrier souterrain en forme de cône exponentiel, ce qui lui donne un effet de mégaphone. Parmi ses ennemis naturels figurent les oiseaux, les musaraignes, les taupes, les fourmis et les carabes.
Les dégâts et les plantes touchées
Elle consomme des racines, des tubercules et des rhizomes, ainsi que divers invertébrés du sol. On observe des trous circulaires aux contours nets dans les organes des plantes à tubercules qu’elle attaque. Dans les pays où elle abonde, elle est considérée comme un ravageur des céréales, des légumineuses, des pommes de terre, des cultures potagères et des fraisiers, entre autres. En pépinière, elle peut faire mourir de jeunes plants et endommager les racines des vignes, des arbres fruitiers et d’autres arbres.
Des noms liés au jardin et à la taupe
Le mot « courtilière » vient de « courtil », qui désignait un petit jardin en ancien français. Le nom scientifique Gryllotalpa associe les mots latins gryllus, pour grillon, et talpa, pour taupe. Le naturaliste suédois Carl von Linné a décrit l’espèce en 1758.