
Carte d’identité
- Type
- Champignon parasite, groupe des ascomycètes
- Agent
- Claviceps purpurea
- Organes
- Épis des céréales et des plantes fourragères
Reconnaître les signes sur les plantes
À la place du grain, vous pouvez observer un sclérote, une masse de mycélium noire violacée, cassante et blanchâtre à l’intérieur. Au premier stade de l’infection, un tissu blanc et mou produit un miellat sucré qui s’écoule souvent des fleurs atteintes. En se développant, le mycélium détruit l’ovaire de la plante et se raccorde au faisceau vasculaire destiné à nourrir la future graine. La taille et la forme des sclérotes ne permettent pas de distinguer correctement les groupes du champignon, car elles dépendent fortement de la fleur hôte.
Comprendre le cycle du champignon
Après être tombé au sol, le sclérote s’y conserve pendant l’hiver. Le sclérote reste dormant jusqu’à ce que des conditions favorables, comme une période pluvieuse, déclenchent sa fructification. Lorsqu’il germe, il forme un ou plusieurs organes de fructification munis d’un pied et d’une tête, semblables à de petits champignons. Les ascospores filiformes contaminent les stigmates des graminées, puis leur ovaire. Les conidies présentes dans le miellat sont dispersées par les insectes ou par le vent. Lorsque la production de conidies s’arrête, la forme conidienne se transforme en sclérote.
Les cultures concernées
Le triticale, le blé et l’orge figurent aussi parmi les céréales touchées. L’avoine n’est atteinte que rarement. Parmi les céréales, le maïs et le sorgho ne sont pas concernés. Les variétés dont le tallage et la floraison sont irréguliers, ou dont la stérilité est élevée, sont souvent davantage affectées.
Limiter l’infection par les gestes de culture
Utilisez des semences dépourvues de sclérotes et de leurs fragments pour réduire les sources d’infection. Fauchez les abords du champ avant la floraison pour limiter les plantes relais. Le labour permet de détruire les sclérotes en les enfouissant. Choisissez des variétés résistantes à l’ergot. Chez le seigle d’hiver, une augmentation de la densité de semis diminue la sévérité de l’ergot.
Quelques repères sur son étude
Le cycle de la maladie a été décrit pour la première fois en 1853. En 1855, Grandclement a décrit la présence d’ergot sur le blé Triticum aestivum.