
Carte d’identité
- Type
- Maladie bactérienne
- Agent
- Ralstonia solanacearum
- Organes
- Xylème
Reconnaître les signes sur la plante
Les feuilles peuvent se flétrir en fin de journée et retrouver leur tenue pendant la nuit. À terme, la plante ne récupère plus et meurt. Une section de tige placée dans l’eau peut laisser échapper des filaments blancs d’aspect laiteux.
Les dégâts sur les tubercules
L’anneau vasculaire du tubercule brunit et peut libérer du pus lorsque le tubercule est pressé. Un écoulement pâle peut apparaître au niveau des yeux et du talon de la pomme de terre. Les tubercules commencent aussi à pourrir lorsqu’ils restent dans le sol.
Des plantes hôtes très diverses
L’aubergine, le poivron, le soja, l’olivier et le rosier figurent parmi les plantes que la bactérie peut infecter. Le même agent provoque la maladie de Granville chez le tabac et la maladie de Moko chez le bananier. La souche race 3 / biovar 2 peut persister dans des morelles vivaces, qui lui servent d’hôtes secondaires.
Comment la bactérie persiste et se propage
Des eaux de crue ou d’irrigation contaminées, des outils souillés et des graines infectées peuvent disséminer le pathogène. La bactérie pénètre généralement dans la plante par une blessure. Dans une plante sensible, elle se multiplie et se propage avant l’apparition des symptômes de flétrissement.
Prévenir par les choix de culture
Utilisez du matériel de plantation exempt du pathogène. Choisissez des variétés résistantes pour réduire les effets de la maladie, tout en sachant qu’aucune variété totalement immunisée n’est disponible selon la source. Après une culture sensible, une rotation avec des cultures résistantes ou non hôtes peut contribuer à réduire le pathogène. Des pratiques générales d’hygiène sont recommandées pour limiter la propagation de la maladie.
Quelques repères historiques
Les flétrissements de la tomate, du poivron, de l’aubergine et de la pomme de terre dus à cette bactérie comptent parmi les premières maladies dont Erwin Frink Smith a démontré l’origine bactérienne. Ralstonia solanacearum était auparavant classée dans le genre Pseudomonas.