
Carte d’identité
- Type
- Maladie due à des oomycètes
- Agents
- Phytophthora cambivora et Phytophthora cinnamomi
- Organes
- Racines et écorce à la base du tronc
- Répartition
- Europe
Reconnaître les symptômes
Au début, l’arbre s’affaiblit, sa croissance ralentit et ses fruits mûrissent mal. La couronne devient clairsemée, avec des feuilles plus petites et jaunes. À un stade avancé, les rameaux flétris sèchent puis le dessèchement s’étend, jusqu’à la mort de l’arbre dans un délai de trois à six ans. Les racines malades noircissent sous l’effet de l’oxydation des tannins, et cette coloration gagne le tronc dans leur prolongement. La maladie doit son nom à la sève noircie par les tannins qui s’écoule parfois d’une écorce craquelée ou d’une lésion à la base du tronc.
Comment l’infection se propage
Les agents responsables peuvent rester dans le sol et y vivre même en l’absence de plantes hôtes. Leurs zoospores se déplacent dans l’eau. L’infection commence à faible profondeur près de la base du tronc, par les jeunes racines ou à travers les lenticelles de l’écorce. Dans la châtaigneraie, le mycélium progresse dans le sol, tandis que les spores peuvent être transportées par les humains, les animaux ou l’eau.
Prévenir par les gestes de culture
Vous pouvez améliorer le drainage de la châtaigneraie. Évitez de transférer de la terre ou de l’eau de ruissellement d’une zone contaminée vers une zone saine, et de planter du matériel contaminé. Pour la plantation, choisissez des porte-greffes résistants à la maladie. Castanea mollissima, d’origine chinoise, et Castanea crenata, d’origine japonaise, sont résistants à l’encre.
Les repères historiques
En France, la maladie a été signalée sur le châtaignier au Pays basque en 1860. En Europe, l’encre connaît une recrudescence depuis les années 2000, liée au changement climatique.