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Doryphore : le reconnaître et limiter ses dégâts

Le Doryphore dévore les feuilles de pomme de terre à l’état adulte comme à l’état larvaire : observez le feuillage et le dessous des feuilles, où sont déposés ses œufs. Sur une petite surface, vous pouvez ramasser les adultes, les larves et les pontes ; la rotation et le paillage contribuent aussi à limiter sa présence.

Maladie ou ravageur des plantesAussi : Doryphore de la pomme de terre, Chrysomèle de la pomme de terreMis à jour le 10 octobre 2026
Doryphore, figurine en faïence de FermeVallée

Carte d’identité

Type
Coléoptère de la famille des chrysomélidés
Agent
Leptinotarsa decemlineata
Plantes touchées
Pomme de terre, tomate, aubergine

Reconnaître les adultes, les œufs et les larves

L’adulte mesure de 10 à 12 mm de long et présente un corps ovale dont le dessus est très bombé. Chacun de ses élytres jaune clair porte cinq bandes noires dans le sens de la longueur. Les œufs jaune soutenu, de forme ovale allongée, sont dressés sous les feuilles en groupes de 20 à 30, parfois davantage. La larve possède une petite tête noire, un thorax rouge-orangé et trois paires de pattes noires. Deux rangées de taches noires marquent les côtés de l’abdomen des larves.

Un cycle lié à la température et au climat

Au début du printemps, les adultes ayant hiverné dans le sol reprennent leur activité lorsque celui-ci s’est réchauffé à au moins 10 °C. Après trois mues, la larve s’enfouit à environ 10 cm dans le sol pour devenir une nymphe, puis un adulte. Le nombre de générations varie avec le climat, d’une à trois par an, voire quatre dans les régions les plus chaudes. Dans le Nord de la France, une seule génération se développe, contre deux dans le Midi si des tomates ou des aubergines à végétation plus tardive servent de relais.

Des dégâts qui dépassent parfois le feuillage

Outre les feuilles, les doryphores peuvent dévorer les tiges et les tubercules de pomme de terre exposés. Selon les estimations, une défoliation totale peut réduire de près des deux tiers la production de tubercules si elle intervient vers le milieu du développement de la pomme de terre.

Limiter les populations par les gestes de culture

La rotation des cultures réduit la reproduction du doryphore en début de campagne. Faire suivre, sur la même parcelle, une plante non-hôte comme une céréale par des pommes de terre permet de réduire fortement la densité des pontes de la première génération, à condition de respecter une distance minimum d’éloignement par rapport aux parcelles précédemment cultivées en pommes de terre. Le paillage retarde l’arrivée des doryphores et leurs pontes tout en favorisant les prédateurs des œufs et des larves. Dans un jardin ou sur une petite surface, ramassez les adultes, les larves et les pontes, puis détruisez-les. Des voiles intissés légers forment une barrière contre les insectes sans gêner la croissance des plantes qui n’ont pas besoin d’être pollinisées.

Du Mexique aux cultures européennes

L’aire d’origine du doryphore se trouve au Mexique central, où il se nourrissait de Solanacées sauvages. Thomas Say a décrit l’espèce en 1824 à partir de spécimens récoltés dans les montagnes Rocheuses sur Solanum rostratum. L’insecte a été introduit en Europe à la fin de la Première Guerre mondiale.

Quiz : Doryphore

3 questions. Choisissez une réponse pour lire la correction et sa source.

  1. 1.Où faut-il regarder pour repérer les pontes du doryphore ?
  2. 2.Quel motif permet de reconnaître les élytres de l’adulte ?
  3. 3.Quel effet le paillage peut-il avoir sur le doryphore ?

Sources

Chaque fait de cette page reprend une phrase de ces pages, ouvertes et lues à la date indiquée, puis relue une seconde fois.

  • Doryphore, Wikipédia, révision 237545942. Consulté le 10 octobre 2026.
  • Colorado potato beetle, Wikipédia en anglais, révision 1374816757. Consulté le 10 octobre 2026.