
Carte d’identité
- Type
- Maladie bactérienne
- Agent
- Agrobacterium tumefaciens
- Plantes touchées
- Principalement les dicotylédones
Comment l’infection commence
Une blessure permet à la bactérie d’infecter la plante. Des composés phénoliques émis par la plante attirent Agrobacterium vers la zone blessée. La bactérie se fixe ensuite aux cellules végétales. Sous l’effet de ces composés phénoliques, elle met en place un dispositif qui transfère un fragment de son ADN à la cellule blessée.
Ce qui provoque la formation des galles
Le pouvoir pathogène de la bactérie dépend du plasmide Ti, un fragment d’ADN circulaire. Le fragment transféré, nommé ADN-T, provient du plasmide Ti et s’intègre au génome du noyau de la cellule végétale. La cellule végétale produit aussi des opines, des composés inhabituels que les agrobactéries à l’origine de la tumeur utilisent spécifiquement.
Quelles plantes peuvent être touchées
Au potager, la bette, la carotte et certaines brassicacées figurent parmi les plantes susceptibles d’être touchées. Parmi les plantes à fleurs concernées se trouvent les asters, les chrysanthèmes, le dahlia commun et les glaïeuls. Le cyprès de Lawson et le pin d’Alep font également partie des plantes pouvant être infectées.
Des galles à la recherche sur les plantes
Agrobacterium tumefaciens a été identifiée en 1907 à partir de galles présentes sur des marguerites. D’abord nommée Bacterium tumefaciens, la bactérie a ensuite été rattachée au genre Agrobacterium, créé en 1942. En 2003, des différences moléculaires entre groupes bactériens appelés biovars ont servi à contester les conclusions concernant sa classification. Le génie génétique végétal utilise largement Agrobacterium pour transporter des gènes dans les plantes. Les biotechnologistes emploient le plus souvent des plasmides dits désarmés, dont l’ADN-T ne contient plus les gènes responsables du pouvoir pathogène.