
Carte d’identité
- Type
- Méthode de production agricole
- Autre nom
- Bio
- Domaine
- Méthodes étudiées en agroécologie
Entretenir la fertilité du sol
Grâce au compostage et au paillis, vous pouvez restituer les nutriments prélevés au sol, limiter les méfaits des intempéries et entretenir le développement de l’humus. Les légumineuses utilisées dans les rotations et comme engrais verts contribuent à l’apport d’azote en fixant celui de l’atmosphère grâce à leur association avec des bactéries rhizobium. Des bactéries et des champignons décomposent les matières végétales et les déchets animaux en éléments nutritifs pour les cultures suivantes. Fournir assez d’azote au moment où les plantes en ont le plus besoin reste une difficulté pour les agriculteurs biologiques.
Prévenir les dégâts des ravageurs
En changeant les cultures de place d’une année à l’autre, vous contribuez à interrompre les cycles de reproduction des ravageurs. Associer plusieurs espèces végétales sur une même parcelle permet de limiter la prolifération des parasites et des ravageurs. Des haies ou des habitats alternatifs favorisent les insectes prédateurs utiles à la protection des cultures. Couvrez les rangées de cultures pendant les périodes de migration des ravageurs pour les protéger. Les pièges à insectes servent à surveiller et à contrôler leurs populations.
Limiter les mauvaises herbes par la culture
La gestion biologique des mauvaises herbes s’appuie notamment sur la concurrence exercée par les cultures pour freiner leur développement. Le paillage forme une barrière contre les mauvaises herbes au moyen de matières organiques, de films plastiques ou de tissu. Les rotations biologiques comprennent souvent des cultures de couverture aux cycles de vie différents pour décourager les mauvaises herbes liées à une culture particulière. La tonte et la coupe sont des moyens physiques de désherbage qui retirent la partie supérieure des mauvaises herbes.
Choisir les semences et les variétés
Les agriculteurs labellisés AB doivent utiliser des semences multipliées en agriculture biologique, qu’elles proviennent de leur ferme ou du commerce. Pour de nombreuses espèces, l’indisponibilité des variétés recherchées en semences biologiques peut permettre une dérogation, à condition d’utiliser des semences non traitées et non OGM. Les agriculteurs choisissent généralement des variétés commerciales vigoureuses, bien évaluées pour leur résistance aux maladies, aux ravageurs et à la concurrence des adventices.
Les repères historiques
L’agriculture biologique est définie depuis les années 1920. L’expression française « agriculture biologique » apparaît vers 1950 comme équivalent de l’anglais « organic farming ». Le mouvement s’organise à l’échelle mondiale depuis 1972 avec l’International Federation of Organic Agriculture Movements, ou IFOAM. L’agriculture biologique est reconnue depuis 1999 dans le Codex Alimentarius, programme commun de la FAO et de l’OMS.