
Carte d’identité
- Type
- Technique horticole, arboricole et sylvicole
- Plantes concernées
- Rosiers, arbres fruitiers et vignes notamment
- Outils
- Sécateur, coupe-branches et scie à main
Ce que la taille modifie
Tailler consiste à changer la forme et les dimensions spontanées d’une plante, ligneuse ou non, en raccourcissant ou en retirant des branches et des rameaux. Les parties retirées peuvent être malades, abîmées, mortes, improductives ou présenter une faiblesse de structure. Les techniques employées sur les plantes herbacées peuvent différer de celles utilisées sur les plantes ligneuses vivaces.
Des gestes à distinguer
L’ébourgeonnage retire des bourgeons pour contrôler les branches qui subsisteront, parfois en pinçant le bourgeon entre les doigts. Avec la coupe sélective, vous retirez une partie importante de la longueur des branches pour ne conserver que la partie portant des bourgeons très actifs. Pour orienter votre coupe, taillez droit sur les plantes à feuilles opposées et en biseau sur celles à feuilles alternes. Placez la coupe 1 cm au-dessus de l’œil afin d’éviter son dessèchement.
Des formes pour différents usages
L’art topiaire utilise la taille pour créer des haies, des massifs ou des arbres et arbustes aux formes décoratives. Sur les arbres fruitiers, la mise en forme peut faciliter la cueillette ou diminuer la sensibilité aux gelées. La suppression des rameaux mal placés peut être complétée par la déformation de jeunes rameaux encore souples, notamment pour former des palmettes Verrier.
Le cas de la vigne
Sur la vigne, la taille sert à limiter la croissance en hauteur et à stimuler la production de fruits. La forme retenue dans un vignoble dépend du climat, notamment pour faire face aux gelées tardives, au soleil, au dessèchement ou à une humidité persistante favorable aux maladies. La taille de fructification s’adapte à la vigueur du cépage, tandis que la taille en vert expose souvent les grappes au soleil et évite qu’elles restent constamment humides.
Des périodes liées aux plantes
Pour le pommier, le poirier et le cognassier, la période indiquée est l’hiver, en dehors des épisodes de gel. Pour l’abricotier, le cerisier, le pêcher et le prunier, la période indiquée est la fin de l’été. Pour le grenadier, les périodes indiquées sont la fin de l’automne ou la fin de l’hiver.
Limiter les blessures de taille
En général, plus la branche que vous coupez est petite, plus une plante ligneuse peut facilement compartimenter la blessure et ainsi limiter le risque d’entrée d’agents pathogènes et de pourriture. Privilégiez les coupes de formation nécessaires sur les jeunes plantes plutôt que le retrait de grosses branches mal placées sur des sujets adultes. Si vous coupez trop près du tronc, vous pouvez entamer son cambium et retirer une partie du collet de la branche, ce qui peut exposer l’arbre à l’entrée d’agents pathogènes forestiers. L’éclaircissage de branches vivantes et saines augmente la pénétration de la lumière et la circulation de l’air dans la couronne.