
Carte d’identité
- Type
- Produit fertilisant apporté au sol
- Nature
- Minérale ou organique
- Usage
- Agriculture et jardinage
Comprendre les besoins de votre terre
Les sols ont tendance à se compacter avec le temps. Le tassement freine la croissance des racines et réduit la capacité des plantes à absorber l’eau et les nutriments. Avant d’apporter un amendement, faites analyser le sol pour en connaître la composition et la structure. Cette analyse permet de choisir les amendements adaptés aux conditions de votre terre.
Agir sur la structure et la rétention d’eau
Dans les sols lourds, le sable ou la vermiculite peuvent améliorer l’aération et le drainage sans apporter de pouvoir fertilisant. Le bois raméal fragmenté, appelé BRF, ou la matière organique favorisent les vers de terre et les micro-organismes qui aèrent le sol. Dans les sols légers, des apports de matière organique ou d’argile sous forme de marne peuvent améliorer la structure. La matière organique augmente fortement la capacité des sols sableux à retenir l’eau. Certains amendements peuvent fortement améliorer la capacité de votre sol à retenir l’eau en contexte aride ou lorsqu’il est régulièrement exposé à des canicules ou à des épisodes de sécheresse entrecoupés de périodes de pluie.
Comprendre les effets sur la fertilité et le pH
Le compost et le fumier font partie des amendements organiques qui apportent notamment de l’azote, du phosphore, du potassium et du magnésium. Ces amendements organiques influencent aussi la vie microbienne du sol. Sur un sol acide, un amendement basique comme la chaux peut réduire l’acidité jusqu’à rendre la terre neutre. Dans les sols salins ou sodiques, et généralement dans les sols neutres, le gypse peut fournir du calcium et du soufre sans modifier le pH. Associés à un pH neutre, les amendements organiques favorisent un complexe argilo-humique stable, capable de bien retenir l’eau.
Des modes d’apport et une longue histoire
Certains amendements sont incorporés à la terre au motoculteur avant la plantation. D’autres sont apportés après la plantation ou périodiquement pendant la période de croissance. Des écrits d’agronomes anciens témoignent de l’apport de terres pour améliorer des sols cultivés, notamment dans les vignes. En 1600, Olivier de Serres recommandait d’incorporer dans les vignes des déchets provenant d’autres activités agricoles.