
Carte d’identité
- Type
- Technique de culture
- Structure
- Monticule de terre durable
- Familles
- Buttes de terre et buttes autofertiles
Aménager une butte de terre
Pour former une butte de terre, la méthode la plus courante consiste à creuser légèrement les allées et à reporter la terre sur la partie cultivée. La butte de terre reçoit ensuite un paillage ou une couverture de compost. Des allées permanentes limitent la surface des zones où le sol se compacte. Quelle que soit la butte, contrôlez ses besoins d’arrosage.
Construire une butte autofertile
Une butte autofertile peut se construire directement sur le sol en empilant du bois, des déchets végétaux, du compost et de la terre. Avant la plantation, une maturation de plusieurs semaines à plusieurs mois est possible, même si certains permaculteurs proposent de planter immédiatement. La hauteur diminue progressivement à mesure que les matériaux se décomposent et se tassent. Ces buttes durent quelques années, puis doivent être reconstruites.
Comprendre ce qui se passe dans le sol
Dans une butte autofertile, l’apport initial important de matière organique permet la formation d’humus et l’installation d’une faune du sol diversifiée. La butte autofertile est notamment préconisée pour les sols pauvres, très compactés ou très caillouteux. En se décomposant, le bois devient plus poreux et retient l’humidité à la manière d’une éponge. Une fois la butte installée, l’absence de travail du sol préserve ses horizons et favorise sa faune.
Choisir les cultures et leur emplacement
Les différences de température entre les parties de la butte permettent de placer les plantes selon leurs besoins. La forme de la butte favorise le réchauffement du sol par le soleil, dont les rayons l’atteignent sous un angle plus favorable. La première année, vous pouvez y cultiver des légumes gourmands en nutriments, comme les courgettes, les concombres, les tomates, les pommes de terre ou les choux. Par la suite, des cultures moins exigeantes en nutriments, comme les haricots ou les fraises, peuvent prendre leur place.
Une histoire et des résultats à nuancer
Le terme Hügelkultur apparaît pour la première fois dans une publication de jardinage allemande de 1962. La technique aurait été pratiquée depuis des centaines d’années dans les sociétés allemandes et d’Europe orientale. Peu d’études scientifiques évaluées par les pairs sont disponibles sur l’efficacité de la Hügelkultur. Les détracteurs des buttes autofertiles critiquent l’enfouissement de la matière organique, car l’humus se forme normalement en présence d’oxygène.