
Carte d’identité
- Usage
- Agriculture, terrassement et extraction minière
- Type
- Outil à main pour creuser
- Époque
- Développée dès la préhistoire
Une tête et un manche assemblés
La pièce qui travaille le sol est en acier. Le manche décrit pour cette pioche est en bois dur. Un œil dans la pièce de travail permet sa fixation au manche. La tête métallique forme un angle d’environ 90° avec le manche. La tête présente généralement une courbure progressive sur sa longueur.
Une pointe et une lame aux rôles différents
La pointe robuste sert à briser les éléments solides. L’extrémité pointue sert aussi à faire levier. À l’autre extrémité, une lame de section rectangulaire terminée par un tranchant permet d’avancer plus vite dans les terrains meubles. La lame peut également servir à couper les racines.
Des formes adaptées aux activités
La forme de la pioche varie selon l’activité à laquelle elle est destinée. Une autre configuration courante possède deux pointes, dont l’une est légèrement plus longue que l’autre. Les maçons emploient aussi un équivalent plus petit, appelé piochon ou pic. Pour les travaux de précision, notamment en archéologie, le piochon peut comporter deux parties rectangulaires orientées à angle droit. Au jardin et en maraîchage, les mots pioche et piochon désignent couramment une serfouette, plus précisément une serfouette tête et langue. Cette pioche de jardin est souvent plus légère que celle du terrassier ou du mineur, avec une langue pointue, plate et plus courte à la place de la longue pointe.
Un outil ancien aux usages étendus
Les pioches agricoles ont évolué vers d’autres outils, notamment la charrue et la houe-pioche. Dans les fortifications, la pioche faisait partie des outils de base pour attaquer et défendre les places fortes.