
Carte d’identité
- Parties
- Rouleaux formés de cylindres ou de disques indépendants
- Matériaux
- Acier ou fonte
- Attelage
- Généralement tracté par un tracteur
Des usages selon le travail du sol
Le rouleau sert notamment après un labour ou le passage d’une herse à disques. Il peut supprimer les poches d’air apparues lorsque le gel fait gonfler le sol. Le roulage des jeunes céréales ou des prairies favorise le tallage. Associé à une herse ou à un cultivateur, il contribue au réglage de la profondeur de travail et rappuie le sol. Sur une pelouse, le rouleau nivelle le terrain pour la tonte et tasse la surface.
Une construction adaptée au terrain
Les rouleaux décrits pèsent entre 25 et 35 kilogrammes pour un diamètre de 30 à 50 centimètres. Certains modèles possèdent un centre évidé permettant des mouvements saccadés, tandis que d’autres peuvent recevoir de l’eau comme lest. Sur les rouleaux de grande largeur, des éléments indépendants suivent les déclivités du terrain. Ces éléments se replient pour le transport grâce au système hydraulique du tracteur. Chaque section comporte un graisseur à chacune des deux extrémités de ses axes.
Des mentions anciennes à la mécanisation
L’agronome andalou Ibn Al-Awam mentionnait déjà des rouleaux émotteurs au XIIe siècle. Connu en Europe occidentale depuis 1500, le rouleau semble avoir été réservé aux terres fortes jusqu’au XVIIIe siècle.
Des surfaces lisses, dentées ou crénelées
Les rouleaux lisses existent aussi en version ondulée. Le rouleau culti-tasseur présente une surface lisse munie d’une rangée de dents tous les 10 à 15 cm. Le rouleau squelette est formé de nombreux éléments minces ou d’éléments larges en spirale. Sur le crosskill, les petits disques crénelés en fonte tassent le sol, tandis que les grands disques décentrés tournent moins vite pour briser les mottes et prévenir le bourrage. Le rouleau Cambridge est une variante du crosskill qui fait alterner des disques crénelés et des disques lisses.
Des éléments qui tournent séparément
Dans un virage sur un sol travaillé, un rouleau d’un seul tenant dérape parce que son extrémité extérieure doit tourner plus vite que son extrémité intérieure. Les rouleaux sont souvent divisés en deux ou trois sections pour réduire ce dérapage, tandis que les nombreux segments du Cambridge tournent chacun à la vitesse correspondant au sol parcouru. Différents rouleaux entrent dans la composition d’outils combinés avec des herses, des cultivateurs ou des semoirs.