
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Natrix maura
- Famille
- Natricidae
- Activité
- Diurne, parfois crépusculaire ou nocturne par temps chaud
Les détails pour la reconnaître
Sa tête est assez large et nettement dessinée, avec des yeux à pupilles rondes. Sa couleur varie, généralement du marron au grisâtre, avec parfois des nuances de jaune olivâtre ou de rouge. Deux rangées de taches sombres décalées parcourent son dos et se rejoignent souvent en barres ou en zigzag. Les flancs présentent souvent des taches en forme d’ocelles, claires et cerclées de noir. Un dessin en chevron marque le dessus de la tête et le cou. Le ventre porte un damier noir sur un fond blanchâtre, jaune, rouge ou marron.
Une vie liée à l’eau
Son aire de répartition couvre le sud-ouest de l’Europe et l’ouest de l’Afrique du Nord. Elle vit dans les milieux humides des zones chaudes. Vous pouvez l’observer en train de nager, de plonger ou de se réchauffer au soleil sur les berges.
Des poissons et d’autres petites proies
Elle mange surtout de petits poissons, ainsi que des amphibiens, notamment des grenouilles du genre Pelophylax en rivière et des rainettes du genre Hyla dans les trous d’eau. À terre, elle se nourrit aussi de vers de terre et de petits mammifères. Les jeunes consomment des têtards, des insectes et de petits poissons.
Des œufs déposés près des berges
La femelle dépose de 3 à 16 œufs au fond d’un trou situé près des berges. L’éclosion intervient après 6 à 13 semaines. À la naissance, les jeunes mesurent de 14 à 22 cm de long.
Des populations sensibles aux changements du milieu
La liste rouge nationale classe la Couleuvre vipérine dans la catégorie NT, « Quasi menacée ». La pollution de l’eau la menace indirectement en réduisant les populations de poissons et d’amphibiens dont elle peut se nourrir. Les modifications de son habitat, la disparition des zones humides et l’intensification agricole menacent des populations locales et peuvent réduire leurs proies et leurs abris.