
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Timon lepidus
- Groupe
- Reptiles
- Famille
- Lacertidae
- Taille
- Jusqu’à 59 cm (femelle) et 75 cm (mâle), queue comprise
- Poids
- Jusqu’à 345 g
Les signes pour le reconnaître
Le dos présente un fond vert vif parsemé d’écailles jaunes et noires. Vous pouvez repérer sur ses flancs deux à trois rangées de grandes taches bleues. Chez les jeunes, le dos porte des ocelles blancs entourés d’une large bordure noire. Son corps et sa queue sont massifs, tandis que sa tête triangulaire se termine par un museau arrondi. Ses pattes robustes se prolongent par des griffes longues et courbées.
Des milieux ouverts et des refuges
En France, sa répartition couvre les départements méditerranéens et le littoral atlantique jusqu’à l’île d’Oléron, avec une présence plus dispersée entre ces deux ensembles. Il fréquente notamment les garrigues, les maquis, les coteaux calcaires et les dunes, jusqu’à 1550 mètres d’altitude. Il évite les forêts fermées et les secteurs d’agriculture intensive. Dans les espaces ouverts, il existe une corrélation positive entre la disponibilité de caches et de refuges, comme les crevasses, les terriers et les tas de roches, et la densité de Lézards ocellés.
Ce qu’il mange dans la campagne
Il complète ses repas avec des arachnides et des mollusques, et consomme parfois de petits fruits ou des inflorescences. Il peut aussi manger de petits scorpions et des scolopendres. Sur l’île d’Oléron, les fruits de l’éphèdre peuvent représenter jusqu’à 20 % de son alimentation de juillet à septembre.
De l’œuf au lézard adulte
La femelle dépose en moyenne 15 œufs dans un petit trou qu’elle creuse dans le sol. Les œufs éclosent après 2 à 3 mois. À la sortie de l’œuf, les jeunes mesurent en moyenne 11 cm et pèsent environ 2,5 g. Les parents ne prodiguent aucun soin aux jeunes après leur éclosion. Son espérance de vie est de 5 à 6 années, avec un maximum de 10 à 11 ans dans la nature.
Une espèce en déclin
La liste rouge nationale classe le Lézard ocellé dans la catégorie « Vulnérable ». Ses populations connaissent une forte régression en France et en Europe. Les chiens et les chats figurent parmi ses prédateurs, particulièrement à proximité des zones urbaines.