
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Pelodytes punctatus
- Groupe
- Amphibiens
- Famille
- Pelodytidae
- Taille
- 35 mm chez le mâle, 45 mm chez la femelle
Les signes à observer
Sa silhouette est élancée, avec une taille resserrée. Vous pouvez repérer son museau arrondi et ses yeux saillants à pupille verticale. Ses pattes arrière sont assez longues pour que leur articulation tibio-tarsienne atteigne le niveau des yeux. Le dessous du ventre est blanc. À l’écoute, son chant évoque le choc de deux boules de pétanque.
Ses milieux et ses refuges
En France, il est présent à l’exception du Nord-Est et de la partie centrale de l’Aquitaine. En France, vous ne le trouverez en abondance qu’en région méditerranéenne, sur le littoral atlantique ou dans des régions d’étangs comme la Brenne. Il fréquente aussi des milieux façonnés par l’activité humaine, notamment les jardins, les vignobles, les terrains labourés et les vieux murs. Le jour, il s’abrite sous des pierres, dans des terriers peu profonds qu’il creuse, dans des fissures rocheuses ou dans des murs de pierres sèches. Pour se reproduire, il préfère des points d’eau temporaires qui restent inondés suffisamment longtemps, ensoleillés, végétalisés et pauvres en poissons.
De la ponte aux jeunes pélodytes
Lors de l’accouplement, le mâle tient la femelle par les hanches, dans une position appelée lombaire. La femelle pond entre 1 000 et 1 500 œufs, répartis en plusieurs chapelets de 4 à 12 cm de long et de 1 à 3 cm de diamètre. Les cordons d’œufs sont souvent fixés en spirale sur des supports sous l’eau. Le développement des embryons prend 4 ou 5 jours, puis la croissance des têtards dure de 2 à 4 mois, parfois jusqu’à 8 mois. En climat méditerranéen, une seconde ponte a lieu à l’automne, et une troisième peut même survenir en été. Les jeunes atteignent leur maturité sexuelle vers 3 ans.
Des populations à surveiller
Sur la liste rouge nationale, l’espèce est classée LC, c’est-à-dire en catégorie « Préoccupation mineure ». Ses populations sont en déclin dans le Nord-Pas-de-Calais et en Poitou-Charentes. Le remblaiement et la pollution des points d’eau constituent ses principales menaces. Sa biologie et les menaces qui pèsent sur lui restent assez mal connues.