
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Hyla arborea
- Groupe
- Amphibiens
- Famille
- Hylidés
- Taille
- Longueur du corps : 4-5 cm
- Activité
- Surtout au crépuscule et la nuit
Les détails qui permettent de la reconnaître
Son dos est généralement vert clair, son ventre blanc nacré, avec une bande sombre qui court de la narine jusqu’à la hanche. Une marque foncée dessine une virgule au niveau de la cuisse. Si vous observez sa tête, vous distinguez un museau arrondi et des pupilles en ellipse horizontale. La peau est lisse sur le dos et granuleuse sur le ventre. Le mâle possède un sac vocal arrondi dont la largeur égale celle de sa tête.
Des milieux ensoleillés près de l’eau
Elle privilégie les eaux calmes ou à faible courant, souvent dans les milieux alluviaux. Ses habitats favoris associent un bon ensoleillement, une végétation aquatique abondante et des arbres. Elle fréquente notamment les forêts de feuillus ou mixtes, les parcs, les jardins, les vergers et les berges. En France, sa présence s’étend du bord de mer jusqu’à 840 mètres d’altitude dans le Massif central.
Un régime de petits arthropodes
Elle mange de petits arthropodes, dont des araignées, des mouches, des coléoptères, des papillons et des chenilles lisses. Ses longs bonds lui permettent d’attraper des insectes au vol rapide, qui constituent la majeure partie de son alimentation.
Du chant des mâles aux jeunes rainettes
La nuit, les mâles réunissent leurs chants en chœurs sonores, avec un motif répété évoquant « waka-waka ». La femelle dépose de 800 à 1000 œufs regroupés en masses qui ne flottent pas. Les têtards portent une crête dorsale bien marquée et se déplacent par mouvements rapides rappelant ceux des alevins. Le développement de l’œuf jusqu’au jeune métamorphosé dure environ trois mois. Les femelles atteignent la maturité sexuelle entre 2 et 4 ans, contre 1 à 2 ans pour les mâles.
Une espèce sensible à l’état de ses habitats
La liste rouge nationale classe la Rainette verte dans la catégorie NT, qui signifie « Quasi menacée ». La fragmentation des habitats contribue au recul ou à la disparition de ses populations. La pollution de l’eau, notamment par les insecticides, et l’introduction de poissons dans les petites mares peuvent entraîner sa disparition dans les territoires concernés.