
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Bombina variegata
- Groupe
- Amphibiens
- Famille
- Bombinatoridae
- Taille
- 45 à 50 mm de long
Les détails pour le reconnaître
Son ventre et sa gorge portent un jaune vif marbré de sombre, une coloration parfois difficile à voir dans la nature. Ses pupilles dessinent un cœur et ses tympans sont peu apparents. Son dos, gris à brun, présente de nombreuses verrues. Son corps est compact et son museau arrondi.
Des petites eaux aux populations françaises
En France, il occupe une grande partie du territoire, mais reste absent de Bretagne et des départements les plus au nord et les plus au sud. Les principaux noyaux de population se trouvent dans le Nord-Est et le Limousin. Il fréquente des milieux aquatiques peu végétalisés, souvent temporaires. Pour se reproduire, il utilise de petites pièces d’eau ensoleillées, pauvres en poissons et en amphibiens, notamment des flaques, des ornières et des mares.
Un menu de petits invertébrés
L’adulte consomme divers invertébrés, dont des limaces, des vers et des insectes. De petits crustacés figurent aussi dans son alimentation.
Des œufs aux jeunes sonneurs
Le Sonneur à ventre jaune commence à se reproduire à partir de 3-4 ans. Pendant l’accouplement, le mâle enlace la femelle au niveau des hanches. Le mâle féconde les 2 à 40 œufs au moment de leur émission, ceux-ci étant généralement fixés à une brindille ou à une plante aquatique. Les œufs éclosent après 5 jours, puis les têtards se métamorphosent 34 à 131 jours après l’éclosion.
Une espèce fragilisée
La liste rouge nationale classe le Sonneur à ventre jaune dans la catégorie VU, qui correspond au statut « Vulnérable ». Sa répartition en France s’est fortement réduite depuis le début du XX siècle. La fragmentation de ses habitats contribue à isoler ses populations.