
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Salamandra salamandra
- Groupe
- Amphibien urodèle
- Famille
- Salamandridae
- Taille
- Entre 11 et 21 cm
- Liste rouge nationale
- LC : préoccupation mineure
La reconnaître
Sur sa peau noire et lisse, le dos présente des taches ou des lignes jaunes, quelquefois orange. Son corps allongé et dodu repose sur quatre membres épais dont les doigts et les orteils ne sont pas palmés. Sa queue a une forme cylindrique et se termine par un bout arrondi. Ses grands yeux noirs sont adaptés à la vision dans la pénombre et pendant la nuit.
Des bois humides et des abris au sol
Elle préfère les forêts de feuillus et les boisements mixtes dont le sol conserve une certaine humidité. En France métropolitaine, sa présence est attestée dans tous les départements à l’exception de la Corse. Elle peut se rencontrer jusqu’à 2300 m d’altitude dans les Pyrénées et 1800 m ailleurs. Pour hiverner, elle s’abrite seule ou en groupe sous des pierres, dans des trous ou dans les cavités du bois mort.
Son alimentation et sa présence au jardin
L’adulte mange des invertébrés trouvés au sol, notamment des coléoptères, des chenilles et des vers de terre. De petites limaces et des cloportes font également partie de ses proies. Les larves se nourrissent principalement d’invertébrés aquatiques. Dans les jardins proches des bois, elle peut s’abriter sous des jardinières, des dalles de terrasse ou des tas de branches restés longtemps au sol.
Une naissance dans l’eau après un accouplement terrestre
L’accouplement se déroule sur terre. La femelle porte les embryons dans son corps pendant plusieurs mois. Elle dépose dans l’eau jusqu’à une cinquantaine de larves, en une seule fois ou en plusieurs fois. Les jeunes sont autonomes dès leur naissance. D’après la fiche de l’INPN, la maturité sexuelle est atteinte à l’âge de 3 à 6 ans.
Des menaces sur les habitats et les populations
La disparition de ses habitats aquatiques de reproduction fragilise l’espèce en France métropolitaine. La circulation routière lui porte particulièrement préjudice lors des déplacements liés à la reproduction. En 2023, l’espèce est passée de la catégorie « préoccupation mineure » à « vulnérable » sur la liste rouge de l’UICN, en raison des déclins passés et prévus de ses populations. Le champignon introduit Batrachochytrium salamandrivorans a provoqué de forts déclins dans certaines parties de son aire de répartition.