
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Anguis fragilis
- Famille
- Anguidae
- Taille
- Rarement plus de 50 centimètres de longueur totale
- Couleurs
- Grisâtre, souvent marron clair à marron cuivré
- Activité
- Diurne, surtout le matin ou en fin de journée
Les détails qui permettent de le reconnaître
Sa petite tête se prolonge dans le corps sans démarcation nette avec le cou. Ses écailles sont lisses, brillantes et de taille comparable sur tout le corps, sans les plaques ventrales des serpents. Les mâles adultes ont généralement une coloration unie, tandis que les femelles et les jeunes portent une ligne le long du dos et des flancs noirâtres. Certains mâles présentent quelques taches bleu ciel dispersées sur le corps.
Des jardins ombragés aux milieux boisés
L’espèce est largement présente en Europe de l’Ouest, à l’exception des régions les plus septentrionales et du sud de la péninsule ibérique. Elle fréquente les coins ombragés des jardins, les prairies à végétation haute, les haies et les forêts. En montagne, l’orvet se rencontre fréquemment jusqu’à 1 200 m et, plus rarement, jusqu’à 2 000 m. Il passe une grande partie de son temps sous terre, dans des galeries qu’il creuse ou dans celles de rongeurs.
Un menu de petits invertébrés
L’orvet recherche sa nourriture au sol et consomme notamment beaucoup de vers de terre et de limaces. Son alimentation comprend aussi des araignées, des insectes et des larves.
La naissance des jeunes et le repos hivernal
En Europe centrale, les accouplements ont généralement lieu entre la fin avril et juin. La gestation des femelles dure de 11 à 14 semaines. À la naissance, les jeunes mesurent de 7 à 10 cm et percent immédiatement la fine enveloppe transparente qui les entoure. L’orvet hiverne parfois en groupe, dans des galeries du sol ou sous des objets qui lui servent d’abri. Sa longévité est estimée à trente ans, avec un maximum connu de 54 ans.
Un statut rassurant, des menaces présentes
Sur la liste rouge nationale, l’orvet fragile est classé en catégorie LC, correspondant à une préoccupation mineure. L’urbanisation, la fragmentation des paysages, le recul des prairies et du bocage ainsi que l’agriculture intensive ont contribué à la disparition d’une grande partie de sa population. L’orvet est particulièrement sensible à la prédation par les chats. Il est sensible aux insecticides, et peut-être aussi à certains désherbants et fongicides.