
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Araneus diadematus
- Groupe
- Araignées
- Famille
- Araneidae
- Taille de la femelle
- 10 à 20 mm
- Taille du mâle
- 5 à 11 mm
Les détails à observer
Sur le dos de l’abdomen, des taches blanches dessinent une croix, accompagnée d’une zone brune pointue bordée d’une ligne blanche dentelée. Le céphalothorax porte une pilosité dense, tandis que les pattes sont couvertes d’épines. Les marques blanches doivent leur couleur à une accumulation de guanine, qui joue le rôle de pigment.
Où elle installe sa toile
Sa répartition mondiale couvre toute l’Europe, le Moyen-Orient, l’Asie du Nord et l’Amérique du Nord. Elle occupe les milieux offrant assez de place pour construire une grande toile. Elle fréquente plutôt les endroits qui ne sont pas trop secs et reste rare en forêt épaisse. Dans les jardins, sur les barrières et dans les haies, vous pouvez la chercher sous une feuille proche de sa toile, où elle se dissimule souvent.
Une toile pour capturer les insectes
Elle tisse une toile verticale organisée en spirale autour de rayons. Ses toiles peuvent exceptionnellement atteindre un mètre. Sa toile retient des insectes volants très variés. Elle prend les plus gros insectes et laisse les plus petits, comme les pucerons, qui seront consommés lors du renouvellement de la toile.
Du rapprochement aux jeunes araignées
Le mâle adulte retrouve les femelles grâce aux phéromones qu’elles libèrent dans l’air. La parade se déroule à partir de la toile et dure particulièrement longtemps. Les cocons sont dissimulés dans la litière ou sous les écorces. Un cocon renferme entre 500 et 900 œufs. Le développement de l’embryon connaît une pause que le froid interrompt. Après leur sortie du cocon, les jeunes restent regroupés quelques jours avant de se disperser.
Un statut national et une alerte locale
La liste rouge nationale classe l’espèce en catégorie LC, « Préoccupation mineure ». Une étude réalisée en Suisse en 2019 conclut à un effondrement de ses populations.