
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Asellus aquaticus
- Groupe
- Crustacés isopodes
- Famille
- Asellidae
- Régime
- Omnivore
- Activité
- Plutôt nocturne, fuit la lumière
Reconnaître l’aselle
Vous pouvez le distinguer des gammares par son corps plus aplati et sa tendance à marcher sur le fond plutôt qu’à nager. Deux taches blanches sont généralement visibles à l’arrière de sa tête. Sa tête porte deux paires d’antennes, dont la plus grande est à peu près aussi longue que le corps. Ses yeux affleurent à la surface de la tête et ne peuvent pas s’orienter.
Des eaux lentes aux fonds riches en débris
Les cours d’eau à courant lent semblent constituer son habitat le plus favorable. Dans certains fossés, lacs et étangs, on l’observe près des berges, parmi les pierres, les mousses ou les feuilles mortes accumulées. Il est absent des eaux fortement acides. Lorsque les conditions sont optimales, ses populations peuvent devenir très denses localement.
Son alimentation et son rôle dans l’eau
Il mange des débris végétaux ou animaux ainsi que de petits organismes microscopiques fixés sur ces débris. En consommant les débris végétaux, il participe à leur élimination. L’aselle constitue une ressource alimentaire importante pour divers animaux aquatiques carnivores. Ses petits mouvements continus parmi les débris contribuent à mélanger les couches d’eau et les nutriments dans les eaux calmes.
Grandir et se reproduire
L’aselle grandit par mues successives tout au long de sa vie, qui dure de 1 à 2 ans. La reproduction peut avoir lieu toute l’année si la température est suffisamment élevée, mais elle s’interrompt lorsque les températures sont froides. La femelle conserve ses 100 à 200 œufs dans une poche située sous son corps, où ils sont protégés. Les larves ressemblent à de petits adultes, avec une paire de pattes en moins qui apparaît lors de la première mue.
Ce que sa présence indique et ce qui le menace
Utilisé comme bioindicateur, l’aselle témoigne d’une qualité d’eau moins bonne que celle indiquée par la présence du gammare. La contamination des cours d’eau par les pesticides serait une cause de régression de l’espèce.