
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Scarabaeinae
- Groupe
- Coléoptères
- Famille
- Scarabaeidae
Des détails à observer
Chez l’adulte, les pièces buccales sont adaptées à la consommation d’excréments. Le clypéus, élargi, recouvre les pièces buccales. Les élytres couvrent les ailes tout en laissant le pygidium apparent. Un espace entre les pattes médianes permet au bousier de manipuler les excréments.
Des façons différentes d’utiliser la nourriture
Certains bousiers peuvent aussi consommer des matières en décomposition, notamment des charognes, des fruits décomposés et des champignons. Les rouleurs façonnent une boule d’excréments et l’éloignent de sa source en la roulant, pour se nourrir ou se reproduire. Les fouisseurs creusent des tunnels sous la source de nourriture et y transportent des excréments destinés à l’alimentation et à la reproduction. Les habitants des bouses vivent et se reproduisent directement dans leur nourriture, en construisant rarement un nid.
De l’œuf à l’adulte
Les phéromones contribueraient à la reproduction des bousiers. Lors de la reproduction en tunnel, les deux parents apportent des boules d’excréments dans lesquelles la femelle dépose un œuf. Après l’éclosion, la larve mange les excréments qui l’entourent avant de se transformer en nymphe. L’adulte issu de la nymphe quitte le tunnel et cherche des excréments frais pour se nourrir.
Leur rôle dans les sols et les pâturages
Le déplacement et l’enfouissement des excréments par les bousiers favorisent l’aération et la fertilisation du sol. Ce travail améliore le cycle des nutriments et leur absorption par les plantes. L’activité des bousiers contribue à améliorer la qualité des pâturages. Les bousiers contribuent aussi à une dispersion secondaire des graines lors du déplacement et de l’enfouissement des excréments.
Un milieu qui conditionne leurs ressources
Une végétation abondante permet aux bouses de rester utilisables plus longtemps par les bousiers. Lorsque les bouses sont exposées au soleil, à des températures plus élevées et au vent, leur dessèchement réduit la durée de disponibilité de la nourriture. La conversion de forêts indigènes en pâturages ouverts est associée à une diminution de la diversité des bousiers. Certaines espèces parviennent toutefois à utiliser les excréments dans les pâturages ouverts.