
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Bombyx mori
- Famille
- Bombycidae
- Activité
- Nocturne
- Envergure
- 3 à 5 cm
- Origine
- Nord de la Chine
Reconnaître le papillon et sa chenille
La femelle possède des ailes blanches, des antennes peu développées et un abdomen volumineux. Plus petit que la femelle, le mâle agite continuellement ses ailes grises et porte des antennes très développées qui détectent les phéromones de sa partenaire. À la sortie de l’œuf, la chenille mesure environ deux millimètres et son corps est couvert de poils. Sur le dos de son avant-dernier segment, la chenille porte un éperon pointé vers l’arrière.
Des feuilles pour la chenille
Le ver à soie préfère les feuilles du mûrier blanc, qui donnent une soie de meilleure qualité. La chenille peut aussi manger les feuilles d’autres mûriers et de certaines autres Moraceae, dont l’oranger des Osages. Les adultes ne prennent aucune nourriture, qu’elle soit solide ou liquide.
De l’œuf au papillon
Après quatre mues, la chenille tisse son cocon puis devient une chrysalide à l’intérieur. L’arrêt du développement qui permet de passer la saison froide, appelé diapause, se déroule au stade de l’œuf. Trois jours après la fécondation, la femelle pond entre 300 et 700 œufs. Les œufs sont déjà entièrement développés lorsque la femelle est encore au stade de la chrysalide.
La soie et la sélection en élevage
Pour construire son cocon, la chenille sécrète une bave qui se solidifie au contact de l’air en un fil de soie brute. Le Bombyx du mûrier résulte d’une sélection en élevage, dans le cadre de la sériciculture. Les lignées et les races diffèrent par la couleur et la qualité de leur soie, la taille et la forme de leurs cocons ainsi que leur nombre de générations annuelles. Le ver à soie sert de modèle biologique aux chercheurs en raison de son importance économique et de sa longue histoire.