
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Formica rufa
- Taille
- Les ouvrières peuvent atteindre 8 à 10 mm
- Régime
- Omnivore
La reconnaître de près
Vous pouvez reconnaître les ouvrières à leur tête et leur thorax rouges, à leur abdomen noir brunâtre et, généralement, à leurs taches sombres sur la tête et l’avant du thorax, bien que certains individus soient plus uniformément rougeâtres et présentent même du rouge sur la partie de l’abdomen tournée vers le corps. Ces fourmis ont des mandibules assez imposantes. Pour identifier l’espèce parmi les fourmis proches, vous devez recourir à une observation avec du matériel optique.
Des nids dans les bois et les parcs
Elle fréquente notamment les forêts de conifères, les forêts de feuillus et les parcs. Le dôme est construit avec des herbes, des brindilles ou des aiguilles de conifères. Le nid est souvent construit contre une souche en décomposition et généralement situé dans une clairière forestière où les rayons du soleil peuvent l’atteindre.
Du miellat et des invertébrés
Les adultes se nourrissent principalement du miellat produit par les pucerons. Ils consomment aussi des invertébrés, notamment des insectes et des arachnides, ainsi que des restes d’animaux morts. Les pistes empruntées pour chercher de la nourriture peuvent s’étendre sur 100 m. Les ouvrières les plus grandes ont été observées en train de chercher leur nourriture plus loin du nid.
La vie de la colonie
Des ouvrières ont été observées prenant soin des cocons. Les membres d’un même nid se reconnaissent grâce à des signaux chimiques. Son comportement territorial entraîne souvent des affrontements avec les autres espèces de fourmis présentes dans son milieu. Une reine récemment fécondée peut fonder une colonie par parasitisme social temporaire dans le nid d’une autre espèce. Dans les supercolonies, les reines sont parfois transportées d’un nid à l’autre.
Son rôle en forêt et son statut
Le secteur forestier utilise couramment cette fourmi pour la gestion des ravageurs. En France, l’INPN indique que l’espèce est réglementée et qu’elle a fait l’objet d’une évaluation sur une liste rouge. La conservation de ses nids peut passer par des mesures de gestion des habitats, notamment dans les parcs naturels ou les zones Natura 2000.