
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Ephemeroptera
- Groupe
- Insectes, ordre des éphéméroptères
- Taille
- 3 à 40 mm, sans les cerques
Les signes pour le reconnaître
Au repos, les ailes restent généralement dressées à la verticale et ne peuvent pas se rabattre vers l’arrière sur le corps. Les ailes sont transparentes, avec parfois une teinte jaunâtre ou brunâtre. L’abdomen se termine par deux ou trois longs filaments composés de nombreux articles. Les petites antennes comportent des articles courts et épais, suivis d’une fine soie.
Une vie liée à l’eau douce
Les éphémères occupent les milieux où l’eau douce reste durablement présente et oxygénée. Les larves, appelées naïades, vivent dans l’eau. Les naïades vivent surtout dans les ruisseaux, sous les pierres, dans la végétation en décomposition ou dans les sédiments.
Ce que mangent les larves
Chez la plupart des espèces, les larves consomment des algues, des diatomées ou des débris organiques. Chez quelques espèces, les larves sont prédatrices et mangent des larves de chironomes ou d’autres petits insectes. Les adultes ne prennent aucune nourriture.
De la naïade à la ponte
Selon l’espèce et les conditions du milieu, notamment la température, la phase larvaire dure de quelques mois à quelques années, parfois jusqu’à 10 ans. Avant l’adulte reproducteur, l’éphémère passe par un stade ailé appelé subimago, qui subit encore une mue. Vous retiendrez que les femelles rejoignent ces rassemblements et que l’accouplement se déroule en vol. Les femelles déposent leurs œufs dans l’eau.
Sa place dans les milieux de la campagne
En France, les éphémères servent de bioindicateurs d’une eau peu polluée pour suivre la qualité des milieux aquatiques. Les poissons comptent parmi leurs principaux prédateurs et consomment aussi bien les larves que les adultes à la surface de l’eau. Après leur sortie de l’eau, les éphémères nourrissent des oiseaux, des chauves-souris et d’autres insectes.
Des populations fragilisées
Les éphémères sont très sensibles à la pollution lumineuse et à la pollution chimique liée aux pesticides. En France, leurs populations ont fortement diminué depuis le milieu du XX siècle, sous l’effet des pollutions de l’eau, des barrages, des digues, des infrastructures routières et de l’éclairage urbain. Au début des années 2020, un cinquième des 142 espèces d’éphémères de France métropolitaine sont menacées, dont cinq en danger critique d’extinction.