
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Plecoptera
- Groupe
- Ordre d’insectes
- Taille
- De quelques millimètres à 5 cm
La reconnaître
La perle possède un corps allongé et mou. Ses deux longues antennes robustes sont composées de nombreux articles. Elle porte deux appendices appelés cerques, parfois aussi longs que son corps. Ses deux paires d’ailes presque transparentes présentent des nervures très visibles et se replient à plat sur le dos au repos.
Où elle vit
Les perles fréquentent généralement les milieux humides où l’eau coule avec un fort courant. Pour les observer au repos, regardez les pierres et les branches qui émergent de l’eau ou se trouvent à proximité. En France, 175 espèces ont été identifiées, réparties dans 26 genres. À l’échelle mondiale, les perles sont présentes sur tous les continents sauf l’Antarctique.
Ce qu’elle mange
Au début de leur développement, toutes les larves broutent et raclent les biofilms et les algues. En grandissant, certaines larves consomment des débris, notamment les litières végétales provenant des berges. D’autres familles, notamment parmi les espèces de grande taille, deviennent exclusivement prédatrices au cours du développement larvaire. À l’âge adulte, la perle peut manger des algues, des fragments de lichens ou du pollen.
Son cycle de vie
Son développement passe par une métamorphose incomplète. La métamorphose se prépare la nuit et la plupart des adultes émergent à l’aube. La femelle plonge dans une eau bien oxygénée ses œufs réunis en petits paquets. Une enveloppe collante permet aux œufs d’adhérer aux pierres sans être emportés par les courants rapides.
Un indicateur de la qualité de l’eau
Les larves servent de bioindicateurs parce qu’elles sont très sensibles à la quantité d’oxygène dissous dans l’eau. Les plécoptères font partie des groupes utilisés pour évaluer la qualité de l’eau avec l’Indice biologique global normalisé. Les perles tendent souvent à régresser et ont disparu localement, probablement à cause de la pollution croissante des cours d’eau. Certaines espèces semblent voler sur de faibles distances, ce qui complique la recolonisation après une pollution, surtout lorsque leurs corridors biologiques ont disparu.