
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Meles meles
- Groupe
- Mammifères
- Famille
- Mustélidés
- Taille
- Corps : 56-89 cm ; queue : 11 à 20 cm
- Statut
- Liste rouge nationale : LC, préoccupation mineure
Une face rayée et des pattes de fouisseur
Sur sa tête allongée et blanche, les bandes noires passent sur les yeux, du museau jusqu’aux oreilles. Ses oreilles noires sont bordées d’un liseré blanc. Son dos porte un pelage gris aux poils longs et raides. Chaque patte possède 5 doigts munis de griffes non rétractiles, particulièrement longues à l’avant.
Des milieux variés autour du terrier
La France fait partie de son aire de répartition. Il fréquente les bocages, les landes et les prairies, avec une préférence pour les endroits boisés. Il passe la journée au terrier et commence à s’activer au crépuscule. Le terrier comprend des chambres garnies de végétaux, reliées par un réseau de galeries.
Un omnivore friand de vers de terre
Son menu omnivore comprend des insectes, de petits mammifères, des batraciens, des charognes, des fruits et des céréales. Le ver de terre est l’aliment qu’il consomme le plus. Il mange aussi des escargots, des limaces et des larves d’insectes.
Les blaireautins grandissent dans le clan
Le blaireau atteint sa maturité sexuelle à 2 ans. L’ovule fécondé peut rester en attente pendant 10 mois avant de s’implanter dans l’utérus. La gestation proprement dite dure environ deux mois. Une portée compte 2 à 7 blaireautins, qui restent auprès de leur mère dans le terrier après la naissance. Les jeunes deviennent autonomes vers 4 mois, tout en restant dans leur clan.
Un animal qui remanie le sol et disperse les graines
En travaillant la terre, le blaireau aère et mélange le sol. Les graines des fruits qu’il mange sont dispersées avec ses excréments dans les latrines en limite de territoire. Ses terriers abandonnés ou temporairement inoccupés peuvent abriter le Petit rhinolophe et la salamandre tachetée.
Les routes et les ressources alimentaires
Ses déplacements sur un vaste territoire l’exposent particulièrement à la mortalité liée aux véhicules. Il souffrirait aussi de la raréfaction des vers de terre liée à l’agriculture intensive.