
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Mustela lutreola
- Famille
- Mustélidés
- Taille
- Mâle : 55 cm ; femelle : 46 cm
- Poids
- Mâle : 700-1200 g ; femelle : 400-800 g
- Activité
- Crépusculaire et nocturne en France
- Statut
- En danger critique sur la liste rouge nationale
Les signes pour le reconnaître
Son corps souple et allongé repose sur des pattes courtes, avec des oreilles peu saillantes. Sa tête légèrement aplatie se prolonge par un museau large et court. Son pelage brun présente parfois des reflets roux, tandis que les pattes et le bout de la queue sont plus sombres. Vous pouvez observer une bordure blanche sur le menton et sur les lèvres supérieure et inférieure.
Des milieux humides et des refuges de berge
Il dépend étroitement des zones humides du lit majeur des cours d’eau. Ses milieux de vie comprennent les ruisseaux, les marais, les prairies humides et les boisements inondables. Pour s’abriter, il utilise des terriers dans les berges, sous une végétation dense ou entre les racines des arbres. Dans les années 2020, sa présence en France semble limitée à la vallée de la Charente, avec le marais de Rochefort comme principal bastion apparent.
Son alimentation et sa présence à la ferme
Son menu réunit des rongeurs, des poissons, des amphibiens, des invertébrés aquatiques, des oiseaux et des reptiles. Lorsque les proies abondent, il peut constituer des réserves de nourriture. À la ferme, il peut s’en prendre aux animaux domestiques, notamment dans les poulaillers.
La reproduction et les premiers mois
La période de reproduction varie fortement selon les régions de son aire de répartition. Une portée compte de deux à sept petits, les portées de quatre à cinq étant les plus fréquentes. Les petits viennent au monde aveugles et commencent à ouvrir les yeux à partir de quatre semaines. Ils atteignent leur maturité sexuelle à l’âge d’un an.
Les menaces qui accompagnent son déclin
Son aire de répartition s’est contractée au fil des siècles, avec une accélération aux XIX et XX siècles. L’artificialisation des cours d’eau contribue fortement au recul des populations en dégradant leur habitat. L’introduction du Vison d’Amérique a aggravé le déclin du Vison d’Europe.