
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Lutra lutra
- Famille
- Mustélidés
- Taille
- 100-130 cm, queue comprise
- Poids
- 6-11 kg
La reconnaître au bord de l’eau
Sa tête aplatie et son corps allongé dessinent une silhouette adaptée aux déplacements dans l’eau. Ses pattes courtes et palmées portent 5 doigts, tandis que sa queue épaisse s’affine jusqu’à une pointe. Son pelage brun s’éclaircit sur le dessous du corps, particulièrement au cou. De petites marques blanchâtres sur les lèvres et le cou permettent de distinguer les individus. Sa fourrure très serrée empêche l’eau de la traverser.
Des rivières aux zones côtières
Elle fréquente les lacs, les rivières, les marais, les forêts inondables et les zones côtières. Sur le littoral, son installation dépend de la présence d’eau douce à proximité. Une végétation dense sur les rives favorise sa présence en lui offrant des lieux pour ses abris de repos et de reproduction. En France, elle revient en Lorraine après avoir disparu du Grand Est dans les années 1960 et 1970.
Ses abris et ses indices de présence
Elle se repose dans son gîte le jour et consacre principalement la nuit à ses déplacements et à la recherche de nourriture. Son domaine abrite plusieurs dizaines de gîtes appelés catiches, utilisés pour le repos ou la mise bas. Elle signale son domaine par des dépôts d’urine et de crottes, les épreintes, généralement placés sur des points repérables le long des rives.
Un menu qui varie avec les ressources
Selon le milieu et la saison, elle consomme notamment des anguilles, des truites, des épinochettes et des épinoches. Les amphibiens et les écrevisses figurent aussi assez fréquemment à son menu.
La naissance et la croissance des loutrons
La maturité sexuelle arrive vers 2-3 ans. L’accouplement peut se produire toute l’année, sur terre comme dans l’eau. Une portée compte 1 à 3 loutrons, qui naissent aveugles. Les lieux où les femelles mettent bas et élèvent leurs petits sont réutilisés d’une année à l’autre.
Une espèce protégée, des milieux fragiles
La Loutre d’Europe bénéficie d’un statut d’espèce protégée en France. La canalisation des rivières, la disparition de la végétation des berges, les barrages et le drainage des zones humides dégradent son habitat et séparent ses populations. En Europe occidentale et centrale, la pollution chimique représente une menace majeure pour elle.