
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Marmota marmota
- Groupe
- Mammifères, ordre des rongeurs
- Taille
- 43 à 73 cm pour la tête et le corps
- Poids
- 1,9 à 8 kg
- Couleurs
- Pelage mêlant blond, roux et gris foncé
La reconnaître
Sa silhouette est trapue, avec une queue mesurant de 13 à 20 cm. Elle prend appui sur la plante des pieds et possède des pattes puissantes aux griffes émoussées. Son museau court et large accompagne de petites oreilles presque entièrement dissimulées dans la fourrure. Ses nombreuses vibrisses l’aident dans sa vie sous terre.
Où elle vit
Son aire de répartition comprend les Alpes françaises. Elle a été réintroduite avec succès dans les Pyrénées en 1948, après en avoir disparu à la fin du Pléistocène. Des réintroductions ont également réussi dans le Vercors et dans le Massif central, dans les années 1980. Elle recherche un sol meuble pour creuser, près d’un herbage fourni et ensoleillé, avec une vue dégagée pour surveiller les prédateurs.
Ce qu’elle mange
Son alimentation associe des plantes herbacées, des graines et de petits invertébrés, notamment des insectes, des araignées et des vers. Elle privilégie les jeunes pousses et les tient entre ses pattes avant pour les manger. Elle quitte surtout son terrier le matin et l’après-midi pour se nourrir. Lorsque le temps le permet, elle mange abondamment pour accumuler la graisse qui la fera vivre pendant l’hibernation.
La vie au terrier
Pour creuser, elle gratte la terre avec ses pattes avant, puis la repousse avec ses pattes arrière. Les chambres aménagées au fond du terrier sont souvent garnies de foin sec, d’herbe et de tiges. Une fois achevé, chaque terrier abrite une seule famille. Ses longues galeries ramifiées peuvent l’accueillir pour une hibernation allant jusqu’à 6 mois.
Reproduction et longévité
La gestation dure 5 semaines. Une portée compte de 2 à 7 petits, allaités pendant un mois. Les petits naissent aveugles et se couvrent d’une fourrure sombre en quelques jours. Des études de suivi ont observé des individus âgés de 16 ans dans la nature.
Protection et fragilités
La Marmotte des Alpes figure à l’annexe III de la convention de Berne, ratifiée par la France en 1990. Sensible aux températures, elle peut perdre des habitats lorsque celles-ci augmentent.