
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Miniopterus schreibersii
- Groupe
- Chauves-souris
- Taille
- 5 à 6,2 cm, tête et corps
- Poids
- 9 à 16 g
- Envergure
- 30,5 à 34,2 cm
Les repères pour le reconnaître
Ses oreilles, courtes et plutôt triangulaires, sont bien séparées et émergent à peine du pelage. Son museau court s’accompagne d’un front nettement bombé. Son dos porte un pelage long, gris brun, tandis que son ventre est un peu plus clair. Certains individus présentent un collier bien visible, brun ou roux.
Des gîtes surtout souterrains
Cette espèce est liée aux milieux karstiques, jusqu’à 1 000 m d’altitude. En été comme en hiver, elle s’abrite dans de grandes grottes naturelles ou des mines, parfois dans des caves ou des tunnels. Les bâtiments ne lui servent que très rarement de gîte. En Europe, elle occupe la moitié sud du continent, de la péninsule Ibérique au Caucase, avec les populations les plus importantes dans la région méditerranéenne chaude.
Des insectes au menu la nuit
Son alimentation repose principalement sur de petits lépidoptères nocturnes, autrement dit des papillons de nuit. Vous pouvez retenir qu’il peut compléter occasionnellement son alimentation avec de petits coléoptères, des diptères et des hyménoptères. Il commence à rechercher sa nourriture entre 30 et 60 minutes après le coucher du soleil. Il passe près de 6 heures hors du gîte, habituellement sans pause nocturne.
Une reproduction avec implantation différée
La maturité sexuelle est atteinte dès la seconde année. En Europe, les accouplements ont lieu de la mi-septembre à la mi-octobre, avant le départ vers les gîtes d’hibernation. La fécondation suit directement l’accouplement, avant l’hibernation. L’implantation de l’embryon est différée et peut se produire tôt pendant l’hibernation ou à sa fin, selon l’individu.
Une espèce vulnérable et des habitats fragilisés
La liste rouge nationale classe le Minioptère de Schreibers dans la catégorie « Vulnérable ». La disparition de ses habitats, notamment des espaces où il recherche sa nourriture autour des gîtes, figure parmi les principales menaces. L’usage intensif de pesticides menace l’espèce en faisant disparaître massivement les insectes.