
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Muscardinus avellanarius
- Groupe
- Rongeurs
- Famille
- Gliridae
- Taille
- 6-9 cm hors queue, à l’âge adulte
- Queue
- 6-8 cm à l’âge adulte
- Liste rouge nationale
- LC : Préoccupation mineure
Reconnaître le Muscardin
Chez l’adulte, le dos est brun orangé et le ventre plus clair. Sa longue queue est touffue, sans être très fournie. Sa tête arrondie porte de petites oreilles rondes, de longues moustaches et de gros yeux noirs globuleux. Ses longs doigts préhensiles et ses membres antérieurs capables de pivoter latéralement à angle droit sont adaptés à la vie dans les arbres.
Des haies aux branches fines
Il habite les végétations denses, notamment les ronciers, les haies et les taillis touffus. Vous pouvez retenir que le Muscardin est inféodé aux bois de feuillus ou mixtes comportant des ronciers, des taillis et des buissons, et qu’il fréquente davantage les forêts tempérées de feuillus caducifoliés. Son aire de répartition couvre presque toute l’Europe, sauf les régions les plus nordiques et la péninsule Ibérique. Dans les arbres, il se déplace avec agilité jusque sur les branches les plus minces.
Un menu surtout végétal
Il mange principalement des végétaux, notamment des feuilles, des bourgeons, des fleurs, des baies et des fruits. Les noisettes constituent sa principale nourriture pour accumuler des réserves avant l’hibernation. Il consomme aussi des insectes présents sur les arbres où il se nourrit, particulièrement des pucerons et des chenilles. En période de disette, il complète son alimentation avec quelques œufs d’oiseaux.
Des nids pour les jeunes et pour l’hiver
En été, il construit dans la végétation dense un ou plusieurs nids sphériques de feuilles et d’herbes, notamment pour élever ses jeunes. La gestation dure environ 25 jours. La femelle peut avoir deux portées annuelles, comprenant généralement chacune 3 à 7 jeunes. À l’arrivée de l’hiver, il entre en léthargie dans un nid placé sur ou sous le sol. Lorsque le temps est froid et humide et que la nourriture manque, il économise son énergie en se roulant en boule pour entrer en torpeur.
Les fragilités de son milieu
Le Muscardin est très vulnérable à la rupture des corridors biologiques qui relient ses milieux de vie. Des tailles de haies trop fréquentes peuvent réduire ses ressources alimentaires. Des hivers trop chauds ou irréguliers peuvent provoquer des réveils répétés et une consommation excessive de ses réserves de graisse.