
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Sorex araneus
- Famille
- Soricidae
- Taille
- 66 à 88 mm pour la tête et le tronc
- Queue
- 30 à 57 mm
- Poids
- 7 à 13 grammes
La reconnaître
Son museau s’allonge en une petite trompe pointue, tandis que son corps paraît mince par rapport à sa tête. Vous pouvez observer un dos brun foncé, des flancs marron clair et un ventre gris. L’extrémité de ses dents présente une coloration rouge. Les jeunes ont le dessus du corps plus pâle, avec une transition progressive vers les flancs clairs.
Ses milieux et sa répartition en France
En France, sa présence est signalée par des occurrences isolées dans le Massif central et les Pyrénées, la musaraigne couronnée la remplaçant ailleurs. Elle fréquente des milieux variés, notamment les broussailles, les bois, les champs, les haies, les jardins et les rives de lacs. Son nid se trouve sous terre ou à l’abri d’une végétation dense. La présence d’une couverture végétale ou de trous entre les pierres semble être un élément clé de son habitat, en la protégeant contre les rapaces nocturnes.
Un appétit soutenu
Elle consomme chaque jour deux à trois fois son poids en insectes, limaces, araignées, gastéropodes, vers ou petits vertébrés. Des graines oléagineuses complètent parfois ses repas. Sa vue étant mauvaise, elle recherche sa nourriture surtout grâce à son odorat et à son ouïe. Pour satisfaire ses besoins alimentaires, elle doit manger toutes les deux à trois heures.
Grandir et traverser l’hiver
Les jeunes sont sevrés et deviennent indépendants entre 22 et 25 jours. Les petits suivent souvent leur mère en file, chacun tenant dans sa bouche la queue de celui qui le précède. Dans la nature, sa durée de vie atteint au maximum 18 mois. Pour traverser l’hiver, son corps subit le phénomène de Dehnel : le crâne rétrécit de près de 20 %, le cerveau se réduit de 30 % et la masse corporelle totale baisse d’environ 18 %. Au retour du printemps, elle grandit de nouveau jusqu’à retrouver à peu près sa taille initiale.
Son statut et les menaces
À l’échelle mondiale, l’UICN la classe dans la catégorie « préoccupation minimale ». La liste rouge nationale lui attribue la catégorie DD, qui correspond à des données insuffisantes. La dégradation des habitats et les pesticides ou polluants ingérés avec ses proies constituent les principales menaces humaines signalées, sans compromettre la survie globale de l’espèce.