
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Emberiza citrinella
- Groupe
- Passereaux
- Famille
- Emberizidae
- Taille
- Environ 16 ou 17 cm
- Envergure
- 26 à 27 cm
- Poids
- Masse moyenne comprise entre 26 et 29 g
Les indices pour le reconnaître
Le mâle porte une tête jaune canari, marquée de stries vert brunâtre sur le dessus et les côtés. Le croupion et les plumes situées juste au-dessus de la queue sont brun roux chez le mâle, la femelle et le jeune. La femelle a un plumage plus terne que le mâle, avec davantage de vert et moins de jaune sur la tête et la gorge. Pour le repérer à l’oreille, écoutez la longue note très aiguë qui clôt son chant.
Des haies aux espaces ouverts
Il habite les espaces ouverts pourvus de haies et de buissons, mais aussi les landes et les pentes montagneuses riches en insectes et en habitats variés. Son aire de répartition englobe la majeure partie de l’Europe, une grande partie de la Russie et le nord du Kazakhstan. Le sud de la France se trouve sur la limite méridionale de sa répartition. En hiver, les bruants jaunes se rassemblent en petits groupes.
Des graines et des invertébrés
L’adulte ramasse au sol des graines d’herbacées, notamment de céréales, qui représentent une part importante de son alimentation. De nombreuses plantes sauvages lui apportent aussi une abondance de petites graines. Il consomme à l’occasion des baies et de jeunes pousses vertes. Au printemps, les couples recherchent des insectes et leurs larves, des araignées, des myriapodes, ainsi que de petites limaces et des vers de terre.
Un nid caché près du sol
La femelle construit son nid au sol ou tout près, généralement à l’abri dans une touffe d’herbe, contre un talus ou dans le bas d’un buisson. La ponte compte 3 ou 4 œufs. La femelle assure seule la couvaison pendant 11 à 14 jours. Les jeunes quittent le nid 9 à 14 jours après l’éclosion, puis leurs parents les nourrissent encore pendant une dizaine de jours. Lorsque la femelle entame une seconde couvée, le mâle prend seul en charge le nourrissage des jeunes déjà envolés.
Une population en recul
En France, les effectifs ont diminué de 33 % entre 2004 et 2017. L’UICN classe néanmoins l’espèce en « préoccupation mineure », compte tenu de sa vaste répartition et de sa population très nombreuse. La simplification des paysages agricoles et le développement de l’usage des insecticides semblent être les principales causes de son recul. Une agriculture biologique associée au maintien d’habitats diversifiés, notamment bocagers, pourrait favoriser le rétablissement de ses populations.