
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Circus pygargus
- Famille
- Accipitridés
- Taille
- 43-47 cm
- Envergure
- 105-120 cm
- Poids
- 230-440 g
- Activité
- Diurne
- Statut
- Espèce protégée en France
Les indices pour le reconnaître
Le mâle présente un plumage gris cendré, avec le bout des ailes noir et une ligne noire sur le dessus de chaque aile. Chez la femelle adulte, le dessus est brun foncé, à l’exception du croupion blanc et des couvertures centrales des ailes un peu plus claires. La confusion avec le Busard Saint-Martin est possible, et les femelles comme les jeunes restent difficiles à différencier.
Des plaines aux parcelles cultivées
Il fréquente les plaines et les larges vallées, où il occupe notamment les marais, les cultures, les friches, les landes et les jeunes plantations. Il chasse sur des terrains à végétation basse ou clairsemée, tandis qu’il recherche pour la reproduction des secteurs calmes à végétation haute. Les deux partenaires utilisent des piquets de clôture, de petits arbres ou des affleurements rocheux pour se reposer et surveiller le secteur de reproduction.
Un régime adapté aux proies disponibles
Les petits animaux terrestres qu’il consomme pèsent habituellement moins de 60 g. Vous trouvez dans son alimentation des micro-mammifères, essentiellement des campagnols, de petits oiseaux et leurs œufs, des lézards et des insectes, principalement des sauterelles et des criquets. Son alimentation change beaucoup selon la région et l’année, avec parfois une spécialisation sur les insectes lorsque les campagnols sont peu abondants.
Un nid au sol et des soins partagés
La femelle bâtit au sol un nid aplati avec les végétaux disponibles autour d’elle, notamment des roseaux, des graminées ou des bruyères. L’incubation prend environ 1 mois. La femelle nourrit directement les jeunes, tandis que le mâle apporte la nourriture à la famille. Les jeunes prennent leur envol à l’âge de 35-40 jours. Après cet envol, la famille reste réunie pendant 23-25 jours.
Une reproduction fragile dans les cultures
La disparition ou l’exploitation de ses milieux naturels l’a conduit à installer ses nids dans les cultures, surtout céréalières. Lorsqu’il niche dans les terres agricoles, il est vulnérable aux récoltes précoces.