
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Emberiza calandra
- Famille
- Emberizidae
- Taille
- 17 à 18 cm de longueur
- Envergure
- 26 à 32 cm
- Statut
- Préoccupation mineure sur la liste rouge nationale
Un plumage strié et un gros bec
Le dos est brun grisâtre ou roussâtre, parcouru de rayures brun noir. Le dessous blanc porte des taches brun noir sur les côtés de la gorge et la poitrine, avec des rayures noires sur les flancs. Son bec épais, de forme conique, présente une encoche caractéristique. Mâle et femelle se ressemblent, mais le mâle est légèrement plus grand.
Des champs aux espaces herbacés
Il fréquente les plaines agricoles et les grands espaces herbacés, notamment les prairies, les landes et les steppes. Retenez que le Bruant proyer a besoin de mosaïques complexes de terrains semi-ouverts comprenant des zones enherbées, des zones humides, de petites parcelles de céréales, des prairies ou des pâtures de basse altitude entourées de longues haies et de milieux diversifiés. Son aire de répartition s’étend de l’Europe occidentale et de l’Afrique du Nord jusqu’au nord-ouest de la Chine.
Des graines et des proies pour les jeunes
Son alimentation est surtout composée de graines en hiver et d’insectes pendant la saison de reproduction. Il picore au sol des graines d’herbacées, dont les céréales, qui représenteraient 75 % de l’alimentation des adultes. Il prélève aussi de petites feuilles, des bourgeons et des baies mûres. Pour nourrir principalement ses jeunes, il capture des insectes et leurs larves, des araignées, des mollusques et des vers de terre.
Un nid caché dans l’herbe
La femelle construit le nid au sol, à l’abri dans l’herbe. Elle assure seule la couvaison pendant 12 à 14 jours, puis nourrit les petits avec l’aide du mâle à partir du quatrième jour. Les jeunes quittent le nid à l’âge de 9 ou 12 jours, alors qu’ils ne savent pas encore voler, et restent à proximité. Le couple peut entreprendre une seconde nichée après avoir élevé ses premiers jeunes.
Un indicateur des paysages agricoles
Selon une étude publiée en 2009, le Bruant proyer peut servir d’indicateur de la qualité des milieux qui conviennent aussi aux autres bruants. Retenez qu’une ressource en graines abondante, diversifiée et disponible toute l’année, essentiellement constituée de graines bien mûres, est vitale pour le Bruant proyer. Les fauches de plus en plus mécanisées, précoces et fréquentes lui sont défavorables. Des essais indiquent que des fauches retardées ou tardives pourraient améliorer le succès de reproduction d’environ 20 %.