
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Sylvia atricapilla
- Groupe
- Passereaux
- Famille
- Sylviidae
- Taille
- 13 cm
- Envergure
- 20-23 cm
- Poids
- 18 g en moyenne
Une calotte qui permet de distinguer les sexes
Le mâle porte une calotte noire, tandis que celle de la femelle et du jeune est rousse. Pour limiter les confusions, observez la calotte qui s’arrête au-dessus des yeux et l’absence de bavette. Le dessus du corps est gris olive, avec une nuque légèrement plus claire. Le dessous est gris clair, avec des reflets argentés sur le menton, la gorge et la poitrine.
Des bois aux jardins
En France, sa répartition s’étend largement de la plaine à la montagne. Elle fréquente les bois de feuillus, les bosquets, les haies, les jardins et les parcs, jusque dans les villes. Elle apprécie les espaces plutôt ouverts lorsqu’ils comportent assez de buissons, d’arbustes ou d’arbres.
Des insectes et un rôle dans la propagation des plantes
Pendant la nidification, elle se nourrit surtout d’insectes et d’autres invertébrés. Parmi ses proies, les pucerons comptent particulièrement en début de saison, et elle consomme aussi beaucoup de mouches, de coléoptères et de chenilles. Elle prélève principalement ses proies sur le feuillage et les brindilles, tout en pouvant aussi se nourrir au sol ou attraper des insectes en vol. En extrayant les graines des fruits qu’elle consomme, elle contribue à la propagation de certaines plantes, dont le gui.
Un nid préparé à deux
La fauvette peut commencer à se reproduire à l’âge d’un an. Le mâle commence plusieurs nids, puis la femelle en choisit un qu’elle achève. Les deux adultes se relaient pour couver les quatre ou cinq œufs pendant onze à quinze jours. Les parents nourrissent les jeunes au nid pendant dix à quatorze jours et poursuivent leur nourrissage après leur départ.
La repérer à l’oreille
Cet oiseau discret se repère surtout grâce à son chant. Son cri le plus courant est un « têc » sec, qui évoque deux pierres entrechoquées.
Des populations en augmentation
En France, ses effectifs ont augmenté de 30 % entre 2001 et 2021. L’Union internationale pour la conservation de la nature classe l’espèce dans la catégorie « préoccupation mineure ».