
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Xylocopa
- Groupe
- Hyménoptères
- Famille
- Apidés
Des repères pour les reconnaître
La plupart des espèces sont noires ou surtout noires, avec parfois des poils jaunes ou blancs. Pour les distinguer des bourdons, vous pouvez observer l’abdomen, généralement brillant chez les abeilles charpentières et entièrement couvert de poils denses chez les bourdons. Chez les femelles, les pattes arrière sont entièrement velues et dépourvues de la corbeille à pollen nue des bourdons. Dans de nombreuses espèces, les yeux des mâles sont beaucoup plus grands que ceux des femelles. Identifier précisément l’espèce reste difficile pour beaucoup de ces abeilles, dont certaines ne diffèrent que par de petits détails anatomiques.
Un nid creusé dans le bois
Leurs fortes mandibules leur permettent de creuser le bois mort et les grosses tiges sèches, notamment celles des bambous. Elles peuvent aussi s’installer dans des poteaux ou des charpentes dont le bois a déjà été rendu friable par des champignons. Le nid possède généralement une seule entrée, qui débouche sur une galerie principale pouvant se ramifier en galeries parallèles. Chez les espèces européennes, le trou d’entrée est circulaire et mesure environ 16 mm de diamètre. Un nid se repère grâce au petit tas de copeaux rejetés dehors, souvent plus visible que son entrée.
Du nectar, du pollen et des fleurs pollinisées
En Europe, elles prélèvent le nectar de diverses plantes, avec une préférence pour les Fabacées et les Labiées. Elles transportent le pollen sur les brosses de leurs pattes arrière, et surtout dans leur jabot social. Un peigne situé sur leurs maxilles leur sert à récupérer puis à avaler le pollen accroché aux poils de leurs pattes avant. Sur les grandes fleurs de Fabacées, comme celles des glycines et des gesses, elles empruntent l’accès habituel et assurent la pollinisation. Elles peuvent aussi percer les tubes des fleurs avec leurs mandibules pour aspirer directement le nectar.
Des provisions pour la nouvelle génération
Les cellules destinées aux jeunes se suivent dans la galerie, séparées par du bois mâché couvert d’une sécrétion imperméable. La nourriture de la couvée prend la forme d’un pain d’abeille composé de pollen, de nectar et de sécrétions glandulaires. La femelle pond l’œuf sur cette réserve de nourriture. La transformation en nymphe intervient après un mois et demi à deux mois, sans fabrication de cocon. Sous les latitudes tempérées, leur cycle ne compte qu’une génération. Elles passent l’hiver seules ou en petits groupes, à l’abri dans des fissures, des terriers ou leurs nids.