
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Bombus hortorum
- Groupe
- Insectes hyménoptères
- Taille
- Reine : 19 à 22 mm
- Envergure
- Reine : 35 à 38 mm
- Régime
- Pollen et nectar
Les détails pour le reconnaître
Sur son corps noir, vous pouvez repérer un collier jaune, une fine bande jaune sur le scutellum et une autre sur les premiers segments de l’abdomen. L’extrémité de son abdomen est blanche. Sa tête allongée porte une langue d’environ 15 mm, qui atteint parfois 20 mm. Des individus plus sombres, dont la pilosité comporte peu de jaune, sont courants.
Des prairies fleuries aux lisières
L’espèce demeure commune en Europe. Elle fréquente les prairies où les fleurs lui fournissent une nourriture abondante. Dans une étude comparant plusieurs milieux, elle était plus abondante dans les prairies récemment pâturées par des bovins que dans les parcelles cultivées, pâturées par des moutons, non gérées ou perturbées. Les reines en quête d’un emplacement pour leur nid sont surtout observées en bordure des bois et des champs, ainsi que dans les champs ouverts non cultivés.
Une langue adaptée aux fleurs profondes
Il visite surtout des fleurs à corolle profonde, notamment les lamiers, le lierre terrestre, les vesces, les trèfles, les consoudes, les digitales et les chardons. La plus grande part du pollen qu’il récolte provient de plantes de la famille des Fabacées. Il apprécie particulièrement le trèfle des prés, Trifolium pratense. Lorsqu’il se nourrit, il ne perce pas les fleurs qu’il visite.
La vie au nid
Le nid est généralement installé sous terre. La présence de mousse et d’herbe sèche est nécessaire à la construction du nid. La reine assume seule les tâches de la colonie pendant plus d’un mois, jusqu’au développement des premières ouvrières. Une fois développés, les mâles ne reviennent plus au nid et vivent de manière indépendante.
Un pollinisateur au jardin et à la ferme
Il pollinise fréquemment plusieurs cultures, dont les tournesols, les fraisiers, les pommiers et les tomates. Il produit des vibrations transmises aux anthères des fleurs pour en libérer le pollen, qu’il récolte puis consomme. Pendant ses visites aux fleurs, le pollen se dépose sur sa tête et son thorax.
Un statut à connaître, des habitats à préserver
En France, l’INPN indique que l’espèce est réglementée et évaluée sur une liste rouge. Les pesticides peuvent réduire le développement du couvain et altérer la mémoire nécessaire pour retrouver les lieux de butinage et le nid.