
Carte d’identité
- Famille
- Rosacées
- Type
- Arbre, parfois arbuste sur les sites exposés
- Feuillage
- Caduc
Reconnaître le cormier
Son écorce brun-orangé rappelle celle du chêne. Les feuilles mesurent 15–25 cm de long et se divisent en 13–21 folioles disposées de part et d’autre d’un axe. Les fleurs possèdent cinq pétales blancs et sont regroupées en corymbes.
Ses milieux et sa répartition
Originaire de la Méditerranée, le cormier occupait initialement le pourtour du bassin. Son aire continue couvre une grande partie de l’Europe et le nord de l’Anatolie. On le rencontre dans la chênaie buissonnante, sans que sa présence soit limitée à ce milieu. Il demande beaucoup de lumière, tout en préférant un léger ombrage au plein soleil.
Au jardin et à la ferme
La multiplication par germination donne des résultats limités, et les rejets ne suffisent pas toujours à maintenir l’espèce. Le cormier est souvent planté dans la partie nord de la France, au-delà d’une ligne allant du nord de la Drôme au sud de la Dordogne. Son bois sert à fabriquer des manches d’outils particulièrement résistants. En agroforesterie, son feuillage léger est utilisé pour abriter les vignes du soleil.
Des fleurs et des fruits pour la faune
Ses fleurs sont mellifères et leur pollinisation est assurée par les insectes. Les petits mammifères apprécient ses fruits, notamment le blaireau. Le blaireau contribue à disperser les graines en les déposant dans ses excréments enterrés.
Les cormes et leur histoire
Les fruits portent les noms de cormes ou de sorbes, avec le surnom de poirillons. Les fruits du cormier se reconnaissent à leur couleur verte tachée de brun-rougeâtre à maturité et à leur forme pouvant rappeler de petites pommes ou de petites poires selon les cultivars. Cueillies sur l’arbre, les cormes sont très astringentes et granuleuses, puis deviennent plus douces et agréables à manger après blettissement. Les cormes peuvent être transformées en confiture. Le cormier a été diffusé dans le reste de l’Europe à l’époque de l’Empire romain.