
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Pyrus communis subsp. pyraster
- Famille
- Rosaceae
- Hauteur
- 11-15 mètres
- Feuillage
- Caduc
Reconnaître sa silhouette et ses feuilles
Chez les jeunes arbres, la cime dessine une pyramide. L’écorce présente des fissures et se divise en écailles. Les feuilles sont simples, dentées et portées par un long pétiole. Le limbe est ovale, obovale ou orbiculaire (arrondi) à la base, très luisant sur le dessus.
Des fleurs blanches aux petites poires
Les fleurs blanches portent cinq pétales et réunissent les organes mâles et femelles. Les fruits charnus mesurent 3-4 cm de diamètre et peuvent être presque sphériques ou plus larges à leur extrémité, en se resserrant vers le pédoncule.
Des terrains secs aux lisières humides
Dans la nature, il pousse aussi bien sur des terrains rocheux secs qu’en bordure humide des bois. Il accepte des sols secs à très frais, argileux ou limoneux, contenant plus ou moins d’éléments grossiers. Sa répartition en altitude va de l’étage collinéen au montagnard inférieur, jusqu’à 1 200 mètres d’altitude. Ses racines pivotantes lui permettent de pousser dans des sols très secs.
Un porte-greffe et un bois travaillé
Le Poirier sauvage sert de porte-greffe pour les arbres fruitiers. Son bois est employé en ébénisterie fine, en sculpture et pour fabriquer des objets tournés, des instruments de musique ou des manches d’outil. Les loupes de certains arbres, des renflements aux fibres enchevêtrées, sont recherchées pour la marqueterie et l’ébénisterie fine. Il est considéré comme l’un des ancêtres sauvages du poirier cultivé européen, Pyrus communis.
Un nom qui a changé de rang
Dans Pyrus pyraster, Pyrus vient du latin pirus, qui signifie « poirier », tandis que le suffixe -aster exprime la ressemblance. En 1753, Carl Linné le décrit dans Species plantarum comme une variété du poirier commun, sous le nom Pyrus communis var. pyraster. En 1780, un botaniste allemand lui attribue le rang de sous-espèce sous le nom Pyrus communis subsp. pyraster. En 1787, Friedrich August Ludwig von Burgsdorff le classe comme une espèce et le nomme Pyrus pyraster.