
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Pistacia lentiscus
- Famille
- Anacardiaceae
- Type
- Arbuste ou petit arbre
- Hauteur
- Jusqu’à trois mètres, parfois jusqu’à six mètres
- Feuillage
- Persistant
Reconnaître ses feuilles et ses fleurs
Pour reconnaître une feuille, observez son extrémité : elle se termine par une paire de folioles, sans foliole terminale. L’axe qui porte les folioles, appelé rachis, possède des ailes latérales. Les folioles sont assez étroites, coriaces et ovales à elliptiques, avec une petite pointe à leur extrémité. Ses fleurs ne portent aucun pétale. Les fruits sont de petites drupes arrondies d’environ cinq millimètres.
Des garrigues aux terrains rocheux
Les garrigues et les maquis des climats méditerranéens font partie de ses milieux de vie. En Afrique du Nord et en Europe méditerranéenne, il pousse notamment dans des endroits secs et rocheux. Il accepte tous les types de sols, y compris les terrains calcaires et les milieux salins. En France, il est présent en Charente-Maritime et sur le pourtour méditerranéen, notamment en Corse.
Une résine utilisée en cuisine et un bois travaillé
Le mastic est une gomme naturelle récoltée en pratiquant des incisions répétées dans les tiges. L’oléorésine qui s’écoule lentement des entailles se transforme en grains de mastic. Le bois de lentisque sert en menuiserie et en ébénisterie.
Un abri pour la faune, des feuilles à galles
Dans les communautés végétales méditerranéennes, le lentisque procure protection et nourriture aux oiseaux et à d’autres animaux. Les oiseaux participent à la dispersion de cette espèce pionnière. Les galles de ses feuilles sont provoquées par l’acarien Eriophyes stefanii et surtout par le puceron Anopleura lentisci, qui s’en nourrissent ensuite.
Des noms anciens et un savoir-faire de Chios
Le mot « pistachier » vient du grec, après être passé par le latin et l’italien du Nord. Le nom « lentisque » serait emprunté à l’ancien provençal « lentiscle », lui-même issu d’un diminutif latin. Dans les îles de la mer Égée, le botaniste Tournefort a observé et décrit les lentisques. En 2014, le savoir-faire de la culture du mastic sur l’île grecque de Chios a été inscrit par l’UNESCO au patrimoine culturel immatériel de l’humanité.