
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Stellaria media
- Famille
- Caryophyllaceae
- Type
- Herbacée généralement annuelle, parfois pérennante
- Hauteur
- Généralement 5 à 40 cm, jusqu’à 80 cm
- Floraison
- Toute l’année en Europe du Nord, par temps doux
La reconnaître de près
Sur les tiges rondes, couchées ou ascendantes, vous pouvez observer une ligne de poils qui change de côté d’un entre-nœud à l’autre. Les feuilles ont un limbe ovale terminé en pointe, avec un pétiole net en bas de la plante et sans pétiole en haut. Les pétales blancs sont profondément divisés en 2 segments et dépassent à peine les sépales ou restent nettement plus courts. Le fruit est une capsule en forme d’œuf qui s’ouvre par 6 valves. Les fleurs s’ouvrent le matin et se ferment le soir, ainsi que par temps humide ou très nuageux.
Des champs aux lisières
On la trouve dans les champs, les jardins, les friches, les pelouses fraîches et les lisières, mais aussi au bord des chemins et des ruisseaux. Elle pousse du niveau de la mer jusqu’à 2000 m d’altitude. Originaire d’Eurasie, elle s’est naturalisée dans le monde entier.
Au jardin et dans les cultures
Sa tige d’abord étalée s’enracine au niveau des nœuds, ce qui permet une multiplication végétative. Dans certains contextes agricoles, le Mouron des oiseaux se montre très compétitif lorsqu’il est en situation de pionnier, sur un sol riche et avec suffisamment de lumière, et produit des substances phénoliques solubles dans le sol qui interfèrent avec les jeunes pousses de blé. Cette plante était autrefois cultivée et une corporation de marchands de mouron blanc existait en France jusqu’au début du XX siècle.
Une ressource pour la faune
La chenille de la Brocatelle d’or, Camptogramma bilineata, se nourrit notamment de cette plante. Le décalage de maturité entre les organes mâles et femelles de la fleur favorise la pollinisation par les insectes.
Des noms liés aux étoiles et aux poules
Le nom Stellaria vient du latin Stella, « étoile », en référence aux cinq pétales échancrés qui dessinent une étoile à dix rayons. Le nom Stellaria media a été publié par Dominique Villars en 1789 dans Histoire des plantes du Dauphiné.