
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Echium vulgare
- Famille
- Boraginaceae
- Type
- Bisannuelle, parfois vivace de courte durée
- Hauteur
- 30 à 80 cm
- Floraison
- En général, mars à août sur le littoral méditerranéen
La reconnaître de près
Son port est dressé et poilu, avec des feuilles à une seule nervure saillante, celles de la base portées par un pétiole et celles du haut étroites et sans pétiole. Vous pouvez repérer des mouchetures rouges sur les tiges. Les fleurs portent cinq étamines de longueurs inégales, très saillantes, dont les filets sont rouges et les anthères jaunes. Le fruit est de type nucule, brun, aux contours anguleux, de section triangulaire et sa surface porte de nombreuses protubérances.
De la rosette aux graines
La plante commence par une rosette au ras du sol, qui traverse la mauvaise saison avec peu de feuilles et un bourgeon central. La tige florale se développe seulement la deuxième année, après une exposition au froid. Selon les conditions du milieu, la floraison peut attendre la troisième ou la quatrième année. La reproduction de l’espèce se fait uniquement par graines.
Dans les champs et au jardin
Originaire des régions tempérées d’Eurasie, elle est très commune en France. Elle apprécie les sols maigres, peu profonds ou caillouteux, à tendance calcaire. Dans les cultures, elle se comporte souvent comme une mauvaise herbe. Elle est parfois cultivée pour l’ornement ou intégrée à des mélanges de graines destinés à stabiliser les talus.
Une ressource pour les insectes
Les insectes assurent sa pollinisation. La Vipérine commune fournit aux abeilles, aux bourdons et aux papillons un nectar abondant pendant plusieurs semaines consécutives. En Europe, les chenilles du papillon Ethmia bipunctella se nourrissent sur la vipérine.
Un nom qui rappelle la vipère
Le nom de genre Echium vient d’un mot grec dérivé du terme signifiant « vipère ». Dioscoride a donné ce nom à la plante en raison de son fruit, dont la forme évoque une tête de vipère. L’épithète latine vulgare signifie « commun ».