
Carte d’identité
- Espèce
- Âne
- Origine
- Berry
- Statut
- Menacée d’extinction selon l’INRAE en 2023
- Effectifs
- Près de 2 000 sujets au stud-book en 2017
Des origines discutées à la reconnaissance
Ses origines lointaines restent discutées : selon une hypothèse, il aurait été importé d’Algérie au début de l’époque coloniale. Au début du XX siècle, Lignières devient le centre du commerce de cet âne par les maquignons. La reconnaissance officielle de la race date de 1994. Les Haras Nationaux l’ont reconnue comme deuxième race asine française, après le baudet du Poitou. Dans le Berry, il servait autrefois aux travaux des champs, notamment dans les vignes. Il participait aussi au halage des péniches sur les canaux de Berry et de Briare.
Un grand âne aux oreilles ouvertes
Au garrot, le mâle mesure entre 1,35 m et 1,45 m, tandis que la femelle atteint au minimum 1,30 m. Ses oreilles sont larges et bien ouvertes, sans échancrure. Une encolure forte prolonge sa silhouette au dos droit. Son arrière-main arrondie s’accompagne de membres solides.
Une robe sombre et des contours clairs
Son poil ras présente une robe uniformément foncée, du bai brun au noir pangaré, avec un ventre gris clair. Son nez plus clair porte le nom de « nez de biche ». Le contour de ses yeux est blanc, parfois accompagné d’une bordure rousse.
Du bât aux loisirs
Aujourd’hui employé dans le tourisme et les loisirs, il peut notamment porter les bagages des randonneurs. Le bât et l’attelage figurent parmi ses utilisations.
Un élevage suivi dans son berceau
En 2014, le recensement faisait état d’environ 1 300 individus. L’élevage est particulièrement présent dans le Cher, l’Indre, la Nièvre et l’Allier. L’Association Française de l’Âne Grand Noir du Berry, appelée AFAGNB, est l’association nationale chargée de la race. Vous pouvez retenir que cette association a pour buts de promouvoir l’élevage et l’utilisation de la race, de développer et contrôler son élevage et de tenir le stud-book. La race est également présente en Belgique, en Allemagne et en Suisse. En France, 32 éleveurs étaient en activité en 2013.