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Âne du Poitou : allure, histoire et sauvegarde

L’Âne du Poitou est présenté comme la plus ancienne race d’âne française, attestée dès le Moyen Âge. Son grand gabarit et son long pelage caractérisent cette race menacée d’extinction selon l’INRAE en 2023.

Race d’âneAussi : Baudet du PoitouMis à jour le 10 octobre 2026
Âne du Poitou, figurine en faïence de FermeVallée

Carte d’identité

Origine
Poitou, dans l’ouest de la France
Poids
350 kg à 450 kg
Statut
Menacée d’extinction selon l’INRAE en 2023

Une histoire liée aux mulets

La première mention écrite de cet âne remonte au X siècle. Pendant des siècles, sa sélection a eu pour seul objectif la production de mulets, une activité très rémunératrice dans le Poitou jusqu’au milieu du XX siècle. Au début du XVIII siècle, la race aurait reçu une influence espagnole grâce à l’arrivée de baudets ibériques dans le Poitou. Ouvert en 1884, son registre généalogique a dès le départ imposé une sélection rigoureuse des animaux inscrits. Dans le vocabulaire poitevin, un mâle de deux ans destiné à devenir reproducteur porte le nom de « fedon ».

Une silhouette et un pelage reconnaissables

Au garrot, les mâles mesurent de 1,40 m à 1,50 m et les femelles de 1,35 m à 1,45 m. Ses oreilles bien ouvertes sont couvertes de longs poils et peuvent atteindre près de 34 cm. Sa robe va du bai brun foncé au presque noir, avec des zones argentées autour des yeux, sur le nez et le museau, bordées d’une auréole rougeâtre. Le ventre et la face intérieure des cuisses contrastent avec la robe par leur couleur très claire. Les poils épais s’emmêlent naturellement au fil de leur croissance, et les longues mèches frisées portent le nom de « cadenettes ». Le standard exclut aussi bien les poils blancs mêlés à la robe, appelés rubican, que la raie de mulet.

Des usages et un ancrage poitevin

La production de mulets reste anecdotique dans l’attente de la reconstitution d’un cheptel suffisant. L’élevage demeure très présent autour de Melle et dans le département des Deux-Sèvres. En 2009, 90 % de la population se trouvait en France et 10 % dans le reste du monde. Sur l’île de Ré, le pantalon qu’il porte rappelle son travail dans les marais salants, où ce vêtement le protégeait des insectes et des herbes coupantes.

Une race sauvée de justesse

Après la Seconde Guerre mondiale, la race a failli disparaître de sa région d’origine. L’étude menée en 1977 ne recensait plus que 44 animaux répartis dans huit élevages. Dans les années 1980, l’asinerie nationale du baudet du Poitou a été créée à Dampierre-sur-Boutonne, en Charente-Maritime. Vers 1980, les Haras nationaux ont lancé un plan de sauvegarde avec les éleveurs et le parc naturel régional du Marais poitevin. En France, 169 éleveurs d’ânes du Poitou étaient en activité en 2004.

Quiz : Âne du Poitou

3 questions. Choisissez une réponse pour lire la correction et sa source.

  1. 1.Comment appelle-t-on les longues mèches frisées de l’Âne du Poitou ?
  2. 2.Pour quelle activité l’Âne du Poitou a-t-il été sélectionné pendant des siècles ?
  3. 3.En quelle année le registre généalogique de la race a-t-il été ouvert ?

Sources

Chaque fait de cette page reprend une phrase de ces pages, ouvertes et lues à la date indiquée, puis relue une seconde fois.

  • Âne du Poitou, Wikipédia, révision 239417017. Consulté le 10 octobre 2026.