
Carte d’identité
- Espèce
- Âne
- Origine
- Manche, dans l’ouest de la France
- Robe
- Gris tourterelle
- Effectifs
- Près de 1 550 sujets en 2017
Une histoire liée aux fermes du Cotentin
Vous pouvez retenir que ses origines remontent au Moyen Âge, mais que sa présence n’est réellement certaine qu’à partir du XVI siècle. Principalement présent dans le nord-Cotentin, il a été diffusé vers d’autres provinces françaises et à l’étranger depuis les foires de Lessay et de Gavray. La race a connu une croissance exponentielle avec le développement de l’élevage laitier. La motorisation a entraîné une baisse de ses effectifs, moins rapide toutefois que chez les autres races d’ânes. En 1960, la Manche comptait encore 7 000 individus.
Une robe grise marquée d’une croix
Les mâles mesurent entre 1,20 m et 1,35 m, et les femelles entre 1,15 m et 1,30 m. Sa robe peut présenter des nuances de gris cendré à gris bleuté et porte une raie en croix appelée « croix de Saint-André ». Sa tête présente un profil droit, avec un œil vif et des arcades bien dessinées. Vous reconnaîtrez ses oreilles à leur longueur représentant la moitié de la longueur faciale, à leur bonne ouverture et à leur base et leur pourtour plus foncés. Une encolure forte porte une crinière dressée. Le ventre est gris-blanc, tandis que le bout du nez va du noir au gris foncé.
Du transport du lait à la compagnie
Dans les exploitations agricoles, il a longtemps porté les bidons de lait et travaillé attelé. Dans sa région d’origine, il aidait au moulin et tirait les attelages, notamment ceux des maraîchers. Il peut aussi tenir une place d’animal de compagnie.
Un élevage normand et une race à préserver
La faiblesse des effectifs dans les années 1980 et 1990 a conduit à la création d’une association de race en 1995. La reconnaissance de la race par le ministère de l’Agriculture et les Haras nationaux date de 1997. L’Association de l’âne du Cotentin, agréée depuis 2005 par le ministère de l’Agriculture et de la Pêche pour gérer cette race, a notamment pour objectifs de tenir son livre généalogique et de promouvoir la race et son utilisation. L’élevage se concentre en Normandie, surtout dans la Manche, mais la race est présente dans plus de la moitié des départements français. En 2013, la France comptait 65 éleveurs d’ânes du Cotentin en activité.