
Carte d’identité
- Espèce
- Canard colvert
- Origine
- Angleterre
- Plumage
- Blanc
- Poids
- Canard : 5 kg ; cane : 4,5 kg
Une silhouette horizontale et un bec rose
Son bec rose pâle est particulièrement long et fort. Ses yeux présentent un iris brun foncé. Ses pattes sont orange. Les pattes se trouvent au milieu du corps, ce qui lui donne une posture parallèle au sol. Son cou long et fin rappelle la forme de celui d’un cygne. Son bréchet est très développé.
Une race façonnée autour d’Aylesbury
La race est issue du canard English White, sélectionné au fil du temps pour son gabarit et la couleur de ses plumes. Au XIXe siècle, l’élevage de canards prend une place majeure dans les fermes de la région d’Aylesbury. Dans le quartier de Duck End, les habitants élèvent les canetons à l’intérieur de leurs maisons. L’arrivée du chemin de fer en 1839 facilite les transports vers Londres et favorise l’activité des éleveurs.
Le recul des élevages
À partir des années 1860, l’élevage s’étend aux villages voisins, notamment Weston Turville et Haddenham. Vous retiendrez qu’au début du XXe siècle, la concurrence du canard de Pékin, la consanguinité, les maladies touchant les canards d’Aylesbury de race pure et le coût croissant de l’alimentation entraînent le déclin de son élevage. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les pénuries d’aliments pour les canards entraînent la disparition de presque toutes les grandes fermes encore présentes autour d’Aylesbury. En 1966, aucun canard de cette race ne subsiste dans la ville d’Aylesbury.
Une race menacée, un souvenir local durable
Importé aux États-Unis à partir de 1840, le canard d’Aylesbury n’y a jamais acquis une grande popularité. En 2009, l’American Livestock Breeds Conservancy déclare la race menacée aux États-Unis. La campagne « Aylesbury Duckling Day », organisée en 1950 pour prévenir sa disparition, n’a pas eu d’effet notable. Le blason d’Aylesbury associe un canard de la race à de la paille tressée, en souvenir de deux activités traditionnelles de la ville.