
Carte d’identité
- Origine
- Péninsule du Jutland, à l’ouest du Danemark
- Taille
- 1,50 m à 1,65 m selon CAB International
- Poids
- 800 kg en moyenne
- Robe
- Généralement alezane aux crins lavés
- Effectifs
- 1 859 sujets au Danemark en 2017
Une histoire ancienne, un type moderne plus récent
Les origines lointaines du Jutland restent incertaines, faute de documentation suffisante. La première mention certaine de chevaux élevés dans le Jutland date du XIIe siècle et les décrit comme des chevaux de guerre. Vers 1850, la sélection du type actuel commence avec le travail agricole pour objectif. L’étalon alezan Oppenheim LXII, importé d’Angleterre au Danemark en 1862, a fortement marqué le développement de la race. Le registre généalogique du Jutland est ouvert en 1881 avec des subventions de l’État.
Une silhouette massive et des fanons abondants
Ses oreilles sont longues et se tiennent droites. Son encolure courte et très épaisse est portée haut. La poitrine se distingue par une largeur exceptionnelle. Ses pieds plats, larges et arrondis sont adaptés aux sols profonds de la péninsule du Jutland. Des fanons abondants couvrent le bas de ses jambes.
Du calme sans manquer d’énergie
Le Jutland est décrit comme calme et docile, et ses amateurs le considèrent comme volontaire au travail. Malgré sa masse, il conserve du dynamisme et une bonne endurance. Vous pouvez observer chez le Jutland des allures énergiques, avec notamment un trot de qualité.
Des effectifs réduits et une sauvegarde organisée
Les effectifs de la race ont chuté rapidement après la Seconde Guerre mondiale. Dans les années 1980, le recours à très peu d’étalons reproducteurs a entraîné une forte hausse de la consanguinité. En 2003, le Comité des ressources génétiques danois a lancé un plan de sauvegarde pour enrayer la baisse des effectifs. Un nouveau plan adopté en 2016 vise à augmenter le nombre d’étalons reproducteurs en tenant compte de leur consanguinité. Son statut de race danoise historique lui permet de bénéficier de mesures de conservation financées par le gouvernement danois. La race est reconnue comme rare au moins depuis 2005, mais une étude de l’université d’Uppsala publiée en 2010 ne la considérait pas comme menacée d’extinction.